Parcourir tout l’Orient avec Gudin

Le 28 novembre 2019, par Philippe Dufour

Constantinople fut l’une des destinations préférées de Théodore Gudin. Ce thème l’aidait à s’imposer lors de cette vente troyenne, concurrencé par un vase chinois.

Théodore Gudin (1802-1880), Constantinople, le Bosphore animé, 1857, huile sur toile, 76 120 cm.
Adjugé : 73 160 

C’est en 1839-1840, que Gudin, peintre de la Marine depuis 1830, découvre la capitale de l’Empire ottoman, une cité qui demeurera la source de maintes toiles à son retour en France. En témoigne cette vue de Constantinople, le Bosphore animé, brossée en 1857 (76 120 cm), une huile magnifiant les silhouettes brumeuses des grandes mosquées à minarets «crayon», surgissant le long du Bosphore (voir l'article Gudin, marin et peintre de la Gazette n° 40, page 186). Le panorama majestueux ne laissait pas indifférent ses admirateurs, et l’un d’entre eux offrait jusqu’à 73 160 € pour l’emporter. Un grand vase balustre (74 cm) en porcelaine de Chine de l’époque Guanxu (1880-1900) lui succédait pour 31 000 € ; il était paré d’un émail céladon, et d’un décor moulé, orné de deux médaillons en bleu et rouge de fer représentant un paysage et un bouquet de fleurs. Tout aussi raffinée, une commode caractéristique du goût vénitien et d’époque XVIIIe, attirait 8 060 € ; galbée toutes faces, sculptée de rinceaux en bois relaqué crème, rechampi doré, elle était peinte en camaïeu bleu de feuilles d’acanthe, rinceaux et motifs végétaux (142 62 82 cm). Provenant de l’ancienne collection Marteau, un secrétaire d’époque Louis XVI très fleuri nécessitait 6 572 € ; il était habillé d’un superbe décor marqueté d’une corbeille de fleurs sur l’abattant, et de jetés de fleurs dans des filets teintés verts à grecques sur les vantaux (144 96 39 cm).

samedi 23 novembre 2019 - 14:00 -
1, rue de la Paix 10000 Troyes
Ivoire - Boisseau-Pomez (Boisseau, Pomez)
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