Picasso, Gillot... les artistes de Gisèle Halimi

Le 14 octobre 2021, par Anne Doridou-Heim

Les objets provenant de la succession de Gisèle Halimi révèlent une femme surtout préoccupée par ses engagements et évoquent ses rencontres. 

Pablo Picasso (1881-1973) et Madoura, Chouette aux traits, vase tourné en terre de faïence blanche à décor aux oxydes gravé au couteau sur émail blanc, brun et noir, modèle créé en 1951, h. 30 cm.
Adjugé : 22 988 
© SUCCESSION PICASSO, Paris, 2021

L’intérieur de Gisèle Halimi (1927-2000) n’était pas celui d’une collectionneuse, ses centres d’intérêt étant avant tout les causes qui lui tenaient à cœur. Cependant, l’avocate y avait accroché et disposé quelques œuvres d’art réalisées par des artistes de son siècle. Comme cette Chouette aux traits, sur un modèle de Pablo Picasso de 1951, un vase tourné en terre de faïence blanche exécuté dans les ateliers Madoura et édité en 300 exemplaires. Elle était déposée à 22 968 €. Il était logique que l’on retrouve aussi quelques pièces d’artistes femmes ! Le Canal à Burano (27 41 cm), une huile sur toile de Françoise Gilot (née en 1921) – qui sut quitter le même Picasso, rappelons-le –, était acquis pour 12 122 €. De Sonia Delaunay (1885-1979), une lithographie en couleurs sur vélin, Sans titre (32 24 cm), éditée par la revue XXe siècle, partait à 1 276 €. Et de Maria Helena Vieira da Silva (1908-1992), deux lithographies sur japon nacré intitulées Plombs à faïence (28 24,5 cm chacune), retenaient 1 212 €. Roberto Matta (1911-2002) avait dédicacé à Gisèle Halimi une technique mixte sur trait de crayon non titrée (voir Gazette n° 34, page 48) ; ainsi qu’une autre œuvre sur papier pour son second mari, l’avocat Claude Faux (1930-2017). Les deux dessins partaient pour le même montant : 3 445 €.
 

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