Une verrerie à grelot venue des Pays-Bas

Le 24 juin 2021, par Philippe Dufour

Témoin des influences nord-sud, où se croisent style vénitien et savoir-faire batave, ce verre très sophistiqué a suscité une belle rixe d’enchères.

Pays-Bas, fin du XVIe ou début du XVIIe siècle. Verre à grelot à la façon de Venise, verre soufflé et doré, argent repoussé, gravé et découpé, h. 20,5, diam. cm.
Adjugé : 42 160 

Ce sont les souvenirs, accumulés sur plusieurs générations, que l’on dispersait ce jour : ceux de la famille Gondouin, qui a fourni de nombreux directeurs successifs à la faïencerie de Gien. Cependant, ce n’est pas une céramique qui remportait la palme, mais un fragile verre à grelot de la fin du XVIe siècle, ou du début du suivant (voir l'article Les Pays-Bas à l’heure vénitienne de la Gazette n° 24, page 178). S’il a été fabriqué aux Pays-Bas, il reprend la technique vénitienne, avec sa matière soufflée et dorée, et agrémenté d’une monture d’argent repoussé et gravé (h. 20,5 cm). Cette prise originale comporte donc un grelot, et se rencontre sur moins d’une demi-douzaine d’exemplaires connus à ce jour. Aussi, le précieux artefact était acheté par un collectionneur néerlandais pour 42 160 €. Tout aussi séduisant lui succédait un ensemble de huit miniatures de la famille de Charles et Amélie Geoffroy, réunies dans un encadrement de velours cramoisi, pour certaines signées «Singry» ou «Boudin», du tournant du XIXe siècle (h. de la plus grande 6,5 cm, 3,8 cm pour la plus petite). Il fallait débourser 10 540 € pour détailler ces portraits de femmes et d’enfants. Au rayon des arts décoratifs, se détachait enfin un grand et somptueux tapis oushak, avec décor de fleurs sur fond bleu et bordure rouge à rinceaux verts (485 375 cm), déroulé à 13 020 €.

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