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Un défilé des plus belles automobiles à Chassieu

Publié le , par Philippe Dufour

Tenue à l’occasion du 42e Salon époqu’auto, la traditionnelle vente aux enchères a permis d’admirer d’exceptionnels modèles de collection, emmenés par une Anglaise de rêve.

Un défilé des plus belles  automobiles à Chassieu
Aston Martin DB4 « série III » de 1961, numéro de série 6871.
Adjugé : 372 000 

Vue dans la Gazette n° 38 (voir l'article Aston Martin, la modernité à l’anglaise page 124), l’Aston Martin DB4 « série III » de 1961 a tenu ses promesses en remportant 372 000 €. Revêtue de sa belle livrée d’origine «prune» et de sa sellerie en cuir noir, elle n’a connu que quatre propriétaires depuis son achat. Il faut dire à son actif que cet exemplaire (n° de série 6871) est sorti des ateliers du constructeur britannique l’année même du lancement de son modèle, qui ne fut produit que jusqu’en 1963. Dans son sillage, avec 300 000 €, une étonnante Bugatti 43 A roadster PS, qui sous son apparence imaginée en 1929 est une réplique de 2000… Explication : les ateliers Pur-sang Argentina se sont spécialisés depuis plusieurs dizaines d’années dans la recréation luxueuse, et à l’identique, des modèles mythiques d’avant-guerre. Cette fois, il s’agit de la mythique Bugatti haut de gamme, de huit cylindres à compresseur, considérée en son temps comme la voiture de sport la plus rapide de France. Retour dans les sixties ensuite, avec un petit bolide, la Porsche 356 B roadster de 1961, de couleur noire, conduite contre 180 000 €. Équipée d’un châssis n° 89295, d’un moteur de 90 cv (numéro 802307), elle a bénéficié d’une restauration complète. Rappelons que la 356 fut la première voiture de sport fabriquée et commercialisée par Porsche, produite en série de 1948 à 1965, et modernisée par l’apparition du modèle 356 B (en 1961). On changeait complètement de style avec l’automobile suivante : la fameuse Citroën DS 19 GT Bossaert de 1963, vendue à 120 000 €. L’insolite histoire de la 19 GT, se confond avec celle de l’homme à l’origine du projet : Hector Bossaert, qui s’attelle à des préparations mécaniques. Il va même jusqu’à vendre des kits permettant d’augmenter la puissance de son moteur en un tour de main. C’est ainsi qu’à la fin des années 1950, il s’attaque à la berline, Citroën DS GT, pour en faire un coupé – dont notre exemplaire s’avère le seul survivant connu !

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