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Course en tête de Ferrari à Jaguar

Publié le , par Philippe Dufour

C’était la fête de l’automobile de collection au parc des Expositions de Lyon, grâce à la maison Osenat OVV, alignant une série impressionnante de bolides, de toutes époques et origines.

Course en tête de Ferrari à Jaguar
Ferrari Dino 246 GT 1975, numéro de série 006620.
Adjugé : 240 000 

Deux Ferrari très seventies se détachaient nettement du groupe : la Dino 246 GT version 1975, et la 365 GT 2+2 de 1968. La première, récompensée par 240 000 €, a été présentée pour la première fois en 1969 au Salon de l’automobile de Genève, alors dotée de 95 chevaux et d’une cylindrée de 2,4 litres. Au début des années 1970, la 246 GT connaîtra deux versions : le coupé (GT) et le cabriolet (GTS). Notre exemplaire porte, lui, le numéro de série «006620» et a été livré par Charles Pozzi. La seconde Ferrari arrachait 234 000 € ; il faut rappeler que ce modèle élégantissime, dessiné par Pininfarina, a été présenté pour la première fois au Salon de Paris en 1967, et a été produit jusqu’en 1971. La nôtre (numéro de moteur 11317) n’a connu qu’un seul propriétaire de 1968 à 2017 ; livrée neuve en France, elle a bénéficié d’un aménagement intérieur par Chapron. Quant à Lancia, la marque était représentée par une Fulvia Sport dans une version 1600 Zagato de 1972, dessinée par Ercole Spada, et achetée 48 000 € (numéro de série «818750-001630»). Les anglaises étaient aussi à l’honneur avec Jaguar, dont trois modèles étaient proposés. Parmi eux, la Type E Série 1 de 1965 (voir l'article Jaguar Type E 1965 de la Gazette n° 38, page 136), un cabriolet 4,2 litres qui démarrait en échange 73 200 €. Il faut rappeler que le bolide (numéro de série «1E10436») est équipé d’un hardtop d’origine et n’affichait que 40 149 miles au compteur. Plus ancienne, la Jaguar XK120 de 1952 la talonnait, à 67 200 € ; le modèle à deux places, sportif, en a été dévoilé en 1948, mais notre automobile présente la variante FHC (soit «Fixed Head Coupé»), sortie en 1951. Quant aux francaises, elles étaient entraînées par une Ballot RH3 de 1929, huit cylindres, vendue 72 000 € ; ou encore une Citroën Traction 15/6 découvrable de 1950, portant le numéro de série «693740» (42 000 €).

Les établissements Ballot naissent autour de 1905, ne fabricant alors que des moteurs d’automobiles ou de bateaux. Il faudra attendre les
Les établissements Ballot naissent autour de 1905, ne fabricant alors que des moteurs d’automobiles ou de bateaux. Il faudra attendre les lendemains de la Première Guerre mondiale pour que le constructeur parisien se lance dans la réalisation de voitures de tourisme, telle la Véloce 2 LTS Cabriolet de 1925. Ce modèle huit cylindres type RH3 (carte grise française et châssis n° 272165) est sorti en 1929, mais sa première mouture est présentée au Salon de Paris en 1927. Notre véhicule à la belle patine, modèle aujourd’hui très rare en ventes, a comblé un connaisseur pour 72 000 €.
La Bugatti 57 Atlantic Evocation est le résultat d’un patient travail mené par un passionné… Sur le châssis d’une automobile Unic de 1931,
La Bugatti 57 Atlantic Evocation est le résultat d’un patient travail mené par un passionné… Sur le châssis d’une automobile Unic de 1931, il a remodelé une carrosserie de la fameuse Bugatti 57. Cette dernière demeure l’un des modèles les plus emblématiques des années 1930. Présentée au Salon mondial de l’automobile de Paris en octobre 1933, elle se distinguait par un dos qui descend jusqu’au sol et une nervure centrale, allant du radiateur à l’extrémité arrière. Cette recréation virtuose se rangeait sur la ligne d’arrivée pour 54 000 €.

C’était la plus belle Jaguar de la vacation : la Type E Coupé 3,8 litres de 1963, qui emportait dans sa course pas moins de 98 400 €. Et s
C’était la plus belle Jaguar de la vacation : la Type E Coupé 3,8 litres de 1963, qui emportait dans sa course pas moins de 98 400 €. Et sans doute la plus séduisante, avec sa carrosserie fuselée, de toute l’histoire automobile… Elle apparaît en mars 1961 au Salon de Genève, dont elle devient vite la vedette. Muni de six cylindres, son moteur l’autorise à rouler à 240 kilomètres/heure, en deux versions : le cabriolet et le coupé à deux places. Portant le numéro de série «889198», notre bolide est également doté d’un toit Webasto d’origine.
Du côté des icônes américaines des fifties, on remarquait une incontournable Chevrolet Corvette C1 millésimée 1957, disputée jusqu’à 90 00
Du côté des icônes américaines des fifties, on remarquait une incontournable Chevrolet Corvette C1 millésimée 1957, disputée jusqu’à 90 000 €. Il s’agit de l’une de ces voitures de sport, produites de 1953 à 1962. Si la première Corvette, un petit roadster, était équipée d’un moteur de six cylindres, celui-ci est abandonné en 1956 au profit d’un V8 soutenu d’un 283 ci, développant 270 chevaux. La Corvette proposée à Chassieu (numéro de série «E57S103771») en était donc équipée, ainsi que d’une boîte mécanique à quatre rapports.

dimanche 10 novembre 2019 - 14:30 (CET) - Live
Osenat
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