Sarah Moon : atmosphère, atmosphère…

Le 18 février 2021, par Anne Doridou-Heim

Sarah Moon joue avec l’étrangeté pour traduire la beauté, et cette photographie de visage ne laissait pas indifférent. 

Sarah Moon (née en 1941), Sans titre, 1999, tirage argentique viré d’époque, numéroté 1/20, 54,5 44,5 cm.
Adjugé : 10 200 €
© Sarah Moon

Reproduit page 39 de la Gazette n° 5 (voir l'article Chasseur d’images), Misawa, kiosque, 1970, tirage argentique (18,3 27,6 cm) du Japonais Daido Moriyama (né en 1938), fixait à 15 000 € l’enchère la plus élevée de l’après-midi. Il était suivi de cette image Sans titre de Sarah Moon, acquise à 10 200 €. L’artiste, que le musée d’Art moderne de Paris, avait choisi de mettre à l’honneur à l’automne mais dont l’exposition «PasséPrésent» a été, comme tant d’autres, brutalement interrompue à peine ouverte, explique qu’elle «photographie le privilège, l’improbable, la chimère, l’évanescence». Elle est en constante recherche de cette étrange alchimie qui va soudain sortir de son appareil, traquant la perfection miraculeuse d’un instant, le souvenir évanescent des choses, le délitement du monde. Elle aime l’obscurité, qui permet la confusion entre l’imaginaire et le réel. C’est pourquoi ses photographies sont nimbées d’une atmosphère si particulière. Son univers artistique intrigue par l’étrangeté qui s’en dégage. C’est la diversité de celle qui est mondialement connue pour son travail avec la mode que le musée voulait justement montrer, ce tirage en dévoile un petit aperçu, en attendant plus… bientôt.

mardi 09 février 2021 - 02:00 - Live
Yann Le Mouel
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