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Le feu sacré de Georges Jouve

Publié le , par Anne Doridou-Heim

Lorsque Georges Jouve se lance dans le mobilier, cela donne des tables basses aux couleurs des arts du feu !

Le feu sacré de Georges Jouve
Georges Jouve (1910-1964), table basse rectangulaire à structure en métal, plateau orné de six plaques en céramique rouge orangé fixées au ciment, vers 1959, h. 40,5, plateau 105 36,5 cm.
Adjugé : 126 224 

Les meubles de Georges Jouve sont moins fréquents sur le marché que ses objets décoratifs. Pourtant, le céramiste passé par l’école Boulle a réalisé un certain nombre de tables basses rectangulaires, à structure métallique. Le plateau de celle-ci est orné de six plaques en céramique d’un chaleureux rouge orangé – la couleur étant mise en valeur par le gris du métal qui l’enserre — dont les carreaux ont été fixés au ciment selon une technique traditionnelle adoptée par le créateur. Jouve n’établissait pas de hiérarchie entre l’utile et le décoratif : ce qui primait à ses yeux était la beauté de chaque pièce. Il se situait par là à contre-courant de la plupart des maîtres des arts du feu, dont la démarche défendait la tradition potière d’objets résolument utilitaires. L’homme ne se rangeait pas non plus dans la catégorie des artistes qui s’adonnent à la technique pour créer des pièces uniques. Avec les tables basses, l’artisan renonce au volume pour renouer avec la bidimensionnalité du carreau. S’il n’est donc plus question de forme dans l’espace, il peut se concentrer entièrement sur la beauté des couleurs. Ici, le rouge orangé choisi, qui rappelle celui du feu nécessaire à la création de la matière, est du plus bel effet et l’a menée à 126 224 €. Petite précision, la peinture de Ferdinand Loyen du Puigaudeau (1864-1930) Venise, voiles et gondoles devant le palais des Doges, réalisée en 1904 et reproduite page 67 de la Gazette n° 43 (voir l'article Ferdinand Loyen du Puigaudeau en Venise), restait pour sa part à quai.

Panorama (après-vente)

Ô Jérusalem !

Publié le , par Anne Doridou-Heim

Cette toile d’Olivier Debré (1920-1999) réalisée en 1972, Jérusalem (le soir) de la maison d’Abraham (50 x 61 cm), fait écho à un voyage effectué par...

Ô Jérusalem !

Cette toile d’Olivier Debré (1920-1999) réalisée en 1972, Jérusalem (le soir) de la maison d’Abraham (50 x 61 cm), fait écho à un voyage effectué par le peintre en Israël la même année. Il s’y était rendu afin d’inaugurer l’œuvre L’Arrivée du Messie, commandée par la maison de France de l’Université hébraïque de la ville trois fois sainte. Forte de cette lumière qui inonde son travail, elle recevait 38 640 €, le vendredi 10 décembre à Drouot chez Thierry de Maigret (Mme Sevestre-Barbé, M. de Louvencourt).

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