Gants blancs pour Paul Sormani

Le 08 juillet 2021, par Anne Doridou-Heim

Gants blancs pour un créateur qui, de 1847 aux derniers feux du second Empire, a su réinterpréter les meubles des plus grandes signatures des époques Louis XV et Louis XVI.

Maison Sormani, d’après Guillaume Benneman, bureau plat de milieu de forme rectangulaire en acajou et placage d’acajou, trois tiroirs en ceinture, quatre pieds gaine et ornementation de bronze ciselé et doré, style Louis XVI, 79 180 88 cm.
Adjugé : 78 650 

Avec 100 % des lots vendus et un produit de 588 120 €, la réussite est totale pour la dispersion des cinquante-huit pièces de la maison fondée en 1847 par l’ébéniste Paul Sormani (1817-1866), réunies avec passion par un couple d’amateurs de Neuilly (voir l'article Sormani, une histoire de famille page 58 de la Gazette n° 25). Ces derniers ont eu le goût sûr et en étaient récompensés. Les meubles réinterprétant les créations des grands noms de l’époque royale ont reçu les plus hauts hommages : 78 650 € pour ce bureau plat reprenant celui de Guillaume Benneman (1750-1811) livré pour la bibliothèque de Louis XVI à Fontainebleau, affichant une sobriété de lignes et un travail parfait de l’acajou comme des bronzes, et 20 800 € pour la commode de style Louis XV (90 151 60 cm) en riche marqueterie de bois de violette, d’amarante, de satiné et de palissandre, revisitant un modèle de Bernard II Van Risen Burgh, dit BVRB (apr.1696-1766). Un cartonnier rectangulaire (53 100 45 cm) de style Louis XVI aux angles à pans coupés rehaussés de bronzes, en acajou et placage d’acajou, ouvrait à 55 250 €, la commode à façade bombée reproduite dans l’article susmentionné retenait 17 160 € et 20 798 € une table de salon (71,5 58,5 46 cm) à décor marqueté en satiné de cartouches dans des encadrements de rubans, celle-ci de style Transition et directement inspirée d’un modèle de Jean-François Oeben (1721-1763).

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