L’orfèvrerie de la Régence

Le 15 décembre 2017, par Anne Doridou-Heim
Trois journées de ventes et pas moins de 930 numéros offraient un véritable marathon, pavé de pierres et de matières précieuses, pour accomplir son marché de Noël.

Jacques Duguay ou Duguet (reçu maître en 1726), Paris, 1729-1730, écuelle et son couvercle en argent ciselé de deux têtes de femme et d’un buste à l’antique, de godrons rayonnants et à fond amati, h. 11,5 cm, diam. 17,5 cm.
Adjugé : 7 512 €

L’argent en remportait la première étape : 7 512 € pour cette écuelle et son couvercle, ciselée à Paris en 1729-1730 (voir également page 90 de la Gazette n° 42 du 1er décembre) par Jacques Duguay ou Duguet (reçu maître en 1726), et 8 764 € pour une autre, parisienne encore, portant la même lettre-date et du maître Joseph Moillet. Toutes deux traduisaient le raffinement de l’orfèvrerie française sous la Régence, encore très frappée du sceau de l’époque du Roi-Soleil. Plus de modernité pour l’ensemble de deux plats et quatre assiettes, à sobre bordure à contours et moulures de godrons, réalisés par un orfèvre de Pontivy et de Vannes, Antoine-Louis Montalant (reçu en 1728), portant le poinçon pontivyen et la date de 1730. Ils s’installaient à 20 032 € sur la table des enchères. Les diamants occupaient les vitrines le lendemain et empochaient des récompenses en argent sonnant… 66 356 € pour un demi-taille de 7,30 ct, épaulé d’une chute de diamants baguette, et 60 722 € pour un brillant de 6,66 ct, épaulé de quatre navettes sur une bague en or jaune, poinçonnée «VCA».
La Gazette Drouot vous offre 4articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne