Un chef gaulois en or

Le 11 juillet 2019, par Anne Doridou-Heim

Par Toutatis ! Le grand intérêt historique de ce statère en or datant de Vercingétorix le menait vers la victoire.

Avernes, Vercingétorix (mort en 46 av. J.-C.). Statère en or, tête nue imberbe à gauche à l’avers, avec l’inscription «VERC{INGE}TORIX», un cheval au galop au revers, poids 7,29 g.
Adjugé : 102 920 

Vercingétorix (vers 72-46 av. J.-C.) a contribué à forger notre histoire nationale et tient une place toute particulière dans le cœur des Gaulois peut-être justement pour son côté réfractaire ? Alors, quand une monnaie en or provenant d’une fouille à Siaugues-Saint-Romain (Haute-Loire) datant de son épopée réapparaît, la bataille fait rage parmi les éminents numismates. 102 920 € est une très belle victoire remportée par un collectionneur. En 1852, un paysan auvergnat met au jour un véritable trésor monétaire gaulois riche de deux cents à trois cents pièces, connu sous le nom de «trésor de Pionsat». Celui-ci est rapidement dispersé et sur les 51 spécimens aujourd’hui référencés, beaucoup se trouvent dans des institutions muséales BnF, Saint-Germain-en-Laye, musée des beaux-arts de Lyon… et quelques rares exemples présentent au droit le nom de Vercingétorix. L’expert de la vente n’hésite pas à parler de pièce mythique, d’une frappe numéraire ayant contribué à obtenir l’union des peuples de Gaule contre César et donc, aidé au soulèvement. En effet, afin de payer le ralliement des tribus voisines, les Arvernes durent émettre de nombreux statères en or. La petite question concernant le profil représenté n’a rien changé à son succès. Avant, le fait que ce visage imberbe, juvénile et aux cheveux bouclés soit celui de Vercingétorix était admis. Aujourd’hui, on en est moins sûr et ceci expliquerait le fameux nez grec, un peu surprenant pour un chef d’origine celtique !
 

 
mercredi 03 juillet 2019 - 14:30 - Live
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