Palette printanière et statuaire Renaissance

Le 06 mai 2021, par Philippe Dufour

La belle saison était portée par une composition minimaliste d’Olivier Debré aux couleurs d’un fleuve, tandis qu’une Sainte Femme incarnait le XVIe siècle.

Olivier Debré (1920-1999), Verte claire de Loire, n° 20, 1984, huile sur toile signée, titrée et datée au dos, dédicacée à Jacques Goupil, 73 60 cm.
Adjugé : 20 480 

Verte claire de Loire, n° 20 : tel est le titre lisible au dos de cette toile, ainsi que l’année de réalisation «1984», signée par Olivier Debré. Le maître de l’abstraction lyrique l’a alors également dédicacée à son ami Jacques Goupil, directeur de la galerie éponyme. L’œuvre (73 60 cm) sera donc passée par ce haut lieu de l’art contemporain situé à Alençon, avant de gagner, en 1995, la collection de son dernier propriétaire. Cette gamme en blancs teintés ponctuée de touches vert cru et mauve, illustrant la conception ouverte de la spatialité chère à l’artiste, a ici changé de cimaises pour 20 480 €. À l’opposé de l’immatérialité, la jardinière Pommes de pin, conçue par Émile Reiber pour la maison Christofle en bronze, métal argenté, doré et patiné, s’appuie sur des pieds bien plantés, car formés de grappes de pommes de pin. Ce modèle non signé, exécuté en 1879 ou 1880 d’après le dessin original de Reiber (1874), récoltait 12 928 €. La plastique était aussi honorée par une Sainte Femme (une Marie-Madeleine ?) sculptée dans le calcaire par un artiste du nord de la France, lors du premier quart du XVIe siècle. Anciennement polychromée, l’effigie a attiré 6 144 €. Enfin, plusieurs archets étaient aussi à saisir lors de la session ; en particulier celui, de violon, signé par Joseph Alfred Lamy vers 1910, en argent et ébène avec une baguette en pernambouc (l. 73.4 cm), qui décrochait 5 900 €.

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