La psychologie animale par Godchaux et Barye

Le 07 octobre 2020, par Philippe Dufour

Avec une large part accordée à la statuaire animalière du XIXe siècle, la session toulousaine remettait en lumière deux créations phares de ces sculpteurs hors du commun.

Roger Godchaux (1878-1958), Lionne, bronze à patine dorée, signée, marque «Susse Frères Éditeurs Paris», 11,5 19 cm.
Adjugé : 10 900 

 

On commençait avec la Lionne saisie par Roger Godchaux (11,5 19 cm), amadouée à l’aide de 10 900 € ; réalisée en bronze à patine dorée, signée, elle porte aussi sur la terrasse la précieuse indication «Susse Frères Éditeurs Paris», accompagnée de cachets indiquant le numéro «3» et «cire perdue». Elle témoigne des recherches incessantes menées par l’artiste autour des corps musculeux des fauves – l’un de ses sujets favoris. Godchaux a été également un grand admirateur de l’œuvre d’Antoine-Louis Barye, dont il a collectionné les sculptures ; de ce plasticien, passé maître dans l’art de représenter les bêtes les plus exotiques, l’un des best-sellers était à portée de main ici, pour 10 000 € : le Tigre dévorant un gavial, un bronze à patine brune signé et daté «1837» (20 51,5 19,5 cm). Mais c’est un lion que l’on retrouvait avec l’œuvre de Jean-Antoine Injalbert, L’Amour dompte la force (45 47 cm), cette fois flanqué du petit cupidon. Son auteur, né à Béziers, a été l’un des sculpteurs officiels de la IIIe République, commandeur de la Légion d’honneur en 1910, car ayant livré – entre autres – un buste de Marianne (1889) qui orna longtemps les mairies françaises… Ce groupe insolite à patine brune, signé et arborant le cachet «Thiébault Frères fondeur à Paris», partait à 7 600 €.

jeudi 01 octobre 2020 - 14:30 -
Hôtel des ventes Saint-Aubin, 3, boulevard Michelet 31000 Toulouse
Marc Labarbe
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