Des arts décoratifs inspirés

Le 24 septembre 2020, par Philippe Dufour

Une sélection pointue de mobilier, vaisselle et objets de virine faisait la part belle à la faïence du XIXe siècle, comme à l'ébénisterie et l'orfèvrerie du siècle précédent.

Adrien-Jean-Maximilien Vachette (1753-1839), boîte rectangulaire en or jaune, ses couvercle et fond décorés en applique de scènes sculptées en burgau et ivoire, filets émaillés bleu, poinçon de l’orfèvre, Paris 1809/1817, 8,6 4,85 cm, poids 141,83 g.
Adjugé : 37 500 

Une sélection pointue de mobilier, vaisselle et objets de vitrine faisait la part belle à la faïence du XIXe siècle, comme à l’ébénisterie et l’orfèvrerie du siècle précédent. On pouvait dresser une table des plus naturalistes avec le service de Creil & Montereau du modèle dit «Rousseau», qui avait éclairé de ses couleurs vives la Gazette n° 31 (voir l'article Naturalisme à la japonaise page 98). Les amateurs ne s’y sont pas trompés et s’affrontaient jusqu’à 65 000 € pour emporter cette partie – certes importante – du fameux service en faïence fine, et comportant tout de même 149 pièces, la plupart étant marquées de l’inscription «Creil Montereau, L&M Cie, modèle E Rousseau à Paris». Né de la collaboration entre le verrier et éditeur Eugène Rousseau (1827-1890) – qui en dessina les formes – et le graveur et dessinateur Félix Bracquemond (1833-1914) – qui en réalisa le décor —, il a fait parler de lui dès sa présentation à l’Exposition universelle de 1867… Plus classique était le lot suivant, composé d’une paire de tables de salon d’époque Transition (75 x 47 37 cm) portant l’estampille très recherchée de «JF Oeben» et «JME». Les montants et les pieds galbés cambrés en placage de satiné à pans coupés, tout comme une riche garniture de bronzes dorés, viennent souligner une façade où s’ouvrent trois tiroirs et une tirette, à décor en satiné sur fond d’amarante. Pour cette belle réalisation du maître parisien, il fallait avoir prévu pas moins de 58 750 €. Il y avait aussi, pour 37 500 €, cette boîte rectangulaire en or jaune, ses couvercle et fond décorés en applique de scènes sculptées de buveurs, en burgau avec têtes en ivoire, le tout sur treillis ciselé (voir Zoom Régions n° 31, page 28 Une boîte en or, comme une peinture)… On la doit à la virtuosité du maître orfèvre Adrien-Jean-Maximilien Vachette, reçu en 1779, qui l’a réalisée à Paris entre 1809 et 1817 (8,6 4,85 cm, 141,83 g). Quant au surtout de table en argent et miroir signé François-Désirée Froment-Meurice (86 66 cm), il présentait une forme très mouvementée, reposant sur quatre pieds ajourés surmontés d’une double coquille, qui le faisait désirer jusqu’à 7 875 €.

samedi 19 septembre 2020 - 14:30 - Live
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De Baecque et Associés
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