Henri Martin sur les bords de la Garonne

Le 14 octobre 2021, par Philippe Dufour

C’est Henri Martin qui nous conviait à Toulouse, alors que Foujita, Heyman et Joyant préféraient les quais du Finistère, de Paris ou de Venise.

Henri Martin (1860-1943), Les Bords de la Garonne, les amoureux, vers 1906, huile sur toile signée, 61 38 cm.
Adjugé : 34 720 

Chantre des paysages toulousains urbains, Henri Martin revenait une fois de plus sur Les Bords de la Garonne aux alentours de 1906, pour y saisir ces amoureux, vus dans la Gazette n° 34 (page 116). Ils affichent la touche divisée chère au maître postimpressionniste, réalisant ici une étude pour la partie gauche du fameux triptyque consacré à la Garonne, qui décore, au Capitole de la ville rose, la salle Henri-Martin. La spécialiste de l’artiste Marie-Anne Destrebecq ayant confirmé l’authenticité, la toile (61 38 cm) ne pouvait que remporter ces 34 720 €. Puis direction la capitale, en compagnie de Charles Heyman signant Paris, fenêtre sur les tours de Notre-Dame, une feuille exécutée à l’aquarelle, encre et lavis sur crayon, datée 1909 (30 20 cm). Cette vue légendaire a mérité 17 360 €, ce qui en fait un record pour une œuvre sur papier de l’artiste parisien (source : Artnet). Avec Jules-Romain Joyant, c’est la cité des Doges qui apparaissait ; son tableau représentant Venise, le Grand Canal animé (76 114 cm) a eu les honneurs de plusieurs expositions (en 1978 et 2003 au musée d’art et d’histoire Louis-Senlecq, à L’Isle-Adam, qui possède un fonds important de l’artiste romantique). Aussi inscrivait-il 12 276 €. Un moderne leur succédait : Léonard Foujita, en vacances en Bretagne… Il en a rapporté, en 1950, l’œuvre Lesconil, Finistère (31 22 cm), une scène de rue avec Bigoudènes, traitée à l’aquarelle et crayon, signée et datée «6.8.50». Provenant de la succession Kimiyo Foujita, elle était à vous pour 9 920 €. Côté sculptures, on retiendra surtout un insolite Buste de Jeanne d’Arc enfant par Alfred Boucher (h. 33 cm) ; pour ce cadrage «à l’italienne» en marbre blanc de Carrare, signé et daté «1885», il fallait débourser 5 456 €.

Panorama (après-vente)

Bonheur-du-jour Louis XVI

Le 14 octobre 2021, par Philippe Dufour

Il porte une estampille recherchée, celle du grand Jean-Henri Riesener (1734-1806), reçu maître en 1768. Ce bonheur-du-jour (105 71 37 cm) se faisait remarquer par un score de 6 076 € lors de la vacation du samedi 9 octobre à Troyes, organisée par Ivoire - Boisseau-Pomez OVV. Bien dans le style sobre et élégant de l’ébéniste cher à Louis XVI, il est en acajou et placage d’acajou, ouvrant dans la partie basse par deux portes découvrant tiroirs et niche ; à la ceinture, se trouve un autre grand tiroir formant écritoire. Un dessus de marbre blanc le couronne, lui-même ceint d’une galerie en bronze doré.

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