Libations à la chinoise et lustre aux dragons

Le 04 février 2021, par Philippe Dufour

Des traditions immuables de la Chine éternelle aux motifs du mouvement support-surface par l’un de ses plus éminents représentants, Claude Viallat, il y en avait ici pour toutes les sensibilités.

Chine, XVIIIe siècle. Coupe libatoire en corne de rhinocéros sculptée, 9,5 16,4 cm, 309 g.
Adjugé : 57 040 

Accessoire indispensable de tout dignitaire et lettré du Céleste Empire, la coupe libatoire se doit d’être sculptée dans une corne de rhinocéros, une matière précieuse à laquelle on attribue bien des vertus… Celle-ci est sculptée en haut relief de loirs, qui se cachent parmi les feuillages et les grappes du raisin ; réalisée dans la Chine du XVIIIe siècle, notre coupe (9,5 16,4 cm pour un poids de 309 g) a recueilli dans ses profondeurs ambrées pas moins de 57 040 €. D’autres animaux fabuleux chers à l’Extrême-Orient – les dragons –, mais cette fois ciselés par des Européens, peuplaient un grand lustre en bronze doré (h. 200 cm, l. 125 cm). Datant du tournant du XXe siècle, arborant une double patine sur ses dix bras de lumière, il accrochait la somme de 26 040 €. Quant à ses trois appliques assorties, elles changeaient de murs pour 13 640 €. Du côté des cimaises, c’est l’art contemporain qui se faisait le plus désirer ; en l’occurrence, les formes iconiques, et répétées à l’acrylique sur tissu, de Claude Viallat. En tête, une Composition (217 45 cm) de 1971 en bandes verticales à motif bleu sur orange pâle, que l’on décrochait contre 11 160 €. En revanche, l’opérateur n’a pas souhaité communiquer sur le tableau de Jean Dufy, Marché en Limousin (voir l'article Jean Dufy dans le Limousin de la Gazette n° 4, page 86).

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