Souvenirs de Sissi impératrice

Le 29 octobre 2020, par Anne Doridou-Heim

Parce que Sissi sera toujours Sissi, quelques objets lui ayant appartenu suscitaient l’émotion et agitaient les enchères.

Ombrelle en soie, manche en bouleau et pommeau en quartz rose chiffré «E» (Élisabeth de Bavière, impératrice d’Autriche-Hongrie), sous couronne fermée, à monture en émail bleu et argent à couronnes de laurier, l. 92 cm.
Adjugé : 7 620 

Sur les tableaux la représentant, l’air souvent ailleurs comme ayant l’intuition du destin funeste l’attendant, l’impératrice Élisabeth d’Autriche (1837-1898), immortalisée sous son surnom de Sissi, est parfois peinte tenant une ombrelle. L’objet était il est vrai indispensable à toute élégante du XIXe siècle, car il était hors de question alors de se gâter le teint au soleil. Parmi les quelques lots lui ayant appartenu, provenant directement de descendants de sa famille et mis en vente à Drouot (voir l'article Mythique Sissi page 54 de la Gazette n° 36 du 16 octobre), c’est l’ombrelle à manche en bouleau et pommeau de quartz rose qui retenait la plus jolie enchère : 7 620 €. L’objet délicatement travaillé, monté en argent et émail bleu, dégageait un raffinement tout à fait princier. Le coffret, gainé de soie verte, comprenant d’anciens tirages photographiques en noir et blanc de Bavière (voir article ci-dessus mentionné) s’ouvrait à 3 556 €, une aiguière en cristal gravé dans une monture en argent décorée de feuillages déversait 6 096 €, tandis qu’un plat rond en argent lui aussi retenait 2 794 €. Tous ses objets portaient son monogramme, un «E» surmonté d’une couronne fermée, et évoquaient la mémoire d’une légende.

Panorama (après-vente)

Le château de Choisy par Compigné

Le 29 octobre 2020, par Anne Doridou-Heim

Ce tableautin du tabletier du roi Thomas Compigni représente la cour du château de Choisy animée de personnages.

Lors de la dispersion du mobilier d’un château normand chez Beaussant Lefèvre (MM. Bacot, de Lencquesaing), le vendredi 23 octobre à Drouot, deux tableautins du tabletier du roi Thomas Compigni, connu sous son nom francisé de Compigné, faisaient leur effet. Le premier, représentant la cour du château de Choisy animée de personnages (15 19 cm, reproduit ci-dessus), y était décroché à 5 461 €. Le second, figurant le château de Saint-Hubert du côté de l’étang (11 15 cm), partait à 4 191 €. L’Italien, installé à Paris «à l’enseigne du roi David», est l’auteur de cette technique un peu mystérieuse qui consiste à appliquer une feuille d’étain estampée sur une feuille de carton ou d’écaille, puis à la décorer à l’or, à l’argent et aux vernis colorés. Une invention qui lui vaudra la faveur de deux souverains.

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