Un combat victorieux

Le 28 janvier 2021, par Anne Doridou-Heim

Une tapisserie des Flandres dominait un programme ancien de qualité réunissant objets d’art, peintures et mobilier.

Flandres, vers 1600. Attribué à l’atelier de Jan Raes, à Enghien, tapisserie de la tenture des Combats d’animaux en soie, laine et fil d’argent à décor d’un combat entre un cheval et un lion, 342 507 cm.
Adjugé : 90 160 

Un tableau à plateau à décor de scagliola sur fond d’ardoise, de la fin du XVIe siècle, retenu page 49 de la Gazette n° 2 pour annoncer la vente (voir l'article Scagliola florentine de la fin du XVIIe siècle), atteignait 33 488 €. Il était distancé par cette tapisserie en soie, laine et fil d’argent, à décor d’un combat entre un cheval et un lion, décrochée à 90 160 €. Tissée vers 1600 dans les Flandres et attribuée à l’atelier de Jan Raes, installé à Enghien, la pièce – imposante par sa taille (342 507 cm) et la force de son sujet – appartient à la tenture des Combats d’animaux, ou Pugnae Ferarum. Cette série fait elle-même partie d’un petit groupe d’œuvres nommées «Verdures avec animaux», inspirées par les peintures du Néerlandais Hans Vredeman de Vries (1527-1607) et du Flamand Gillis I Van Coninckxloo (1544-1607). Ces artistes avaient su harmonieusement intégrer des animaux réels et fantastiques à leurs paysages. Sur cette tapisserie, un cheval pommelé et un lion à la crinière d’or, plus naïf que véritablement féroce, se battent au cœur d’une luxuriante forêt habitée d’une foule de créatures : paons, faisans, grues, canards, serpents… Attendus également, un globe céleste réalisé en 1800 par M. Messier, astronome de la Marine, indiquait le chemin des étoiles à 51 520 € (voir l'article De la Terre à la Lune de la Gazette n° 2, page 50) et un Campement, peint par Jean-Baptiste Pater (1695-1736) sur un panneau de noyer (17 21 cm), était acquis à 41 216 €. En revanche, une surprise récompensait de 59 248 € une Tête d’homme noir de profil vers la droite (13 11 cm), une huile sur papier marouflée sur panneau donnée à une école du Nord vers 1700. Un inconnu qui pourrait bientôt retrouver son auteur…

Panorama (après-vente)

Lumachelle de Lourdes pour vases néoclassiques

Le 28 janvier 2021, par Anne Doridou-Heim

Cette paire de vases de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle en pierre rare, la lumachelle de Lourdes.

Au milieu des objets d’art se cachait cette paire de vases montés en bronze ciselé et doré, à décor de feuilles d’eau, feuillages et têtes d’aigle (h. 19 cm), un travail de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle. Leur originalité ? La pierre dans laquelle leur corps est sculpté : la lumachelle de Lourdes. La cité des Pyrénées, célèbre pour son «eau miraculeuse», abrite aussi des carrières d’où est extrait ce marbre, dont la particularité est de présenter de nombreuses coquilles parfaitement identifiables, ce qui lui confère un grand effet décoratif. 10 000 € étaient reçus par ce modèle chez Coutau-Bégarie, le mardi 19 janvier à Drouot.

mardi 19 janvier 2021 - 11:00 - Live
Coutau-Bégarie
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