Les vieilles pierres sont d’actualité

Le 17 octobre 2019, par Sophie Reyssat

Les éléments d’architecture et les ornements de jardin de la maison Origines étaient dispersés avec succès.

XVIe siècle. Margelle de puits circulaire en pierre, quatre colonnes à chapiteaux ioniques à cornes ornés de festons et de marguerites stylisées, coupole sculptée d’écailles imbriquées, d’une frise de marguerites et d’étoiles, 315 157 cm. Samedi 12 octobre.
Adjugé : 33 800 

La vente des antiquités architecturales de la maison Origines (voir l'article L’âme des vieilles pierres de la Gazette n° 34, page 122) éclaire sur le marché des matériaux anciens. Si le meilleur résultat, à 106 600 €, était obtenu le samedi 12 octobre par quatre statues antiquisantes en terre cuite, du tournant du XIXe siècle et figurant des allégories des saisons mises en valeur sur des demi-colonnes, cette margelle de puits, dont les fleurs font référence à Marguerite d’Angoulême, la sœur de François Ier, est plus représentative de la dispersion. Les grands éléments étaient en effet des plus recherchés par les amateurs, dont la moitié était au téléphone. Toute la France était représentée, et un tiers des lots vendus quitte notre territoire. Ils partent essentiellement aux États-Unis, comme ce puits angoumois, mais également dans les pays d’Europe de l’Est. Outre quelques institutions désireuses d’améliorer le cadre de vie de leurs administrés, les acheteurs sont essentiellement des particuliers, qui entendent donner une seconde vie aux vieilles pierres dans leurs jardins. De la fontaine provençale à la fenêtre à meneau, en passant par un porche en pierre charentais du début du XIXe siècle à double arcature en plein cintre, emporté pour 32 500 €, les pièces monumentales se sont bien vendues. C’est moins vrai pour les cheminées, qui trouvaient plus difficilement preneur, notamment celle de 1652 en calcaire de Saint-Restitut (voir Gazette n° 34, page 123), alors que les plaques de cheminées ont toujours leurs amateurs. Place à la sculpture en ronde bosse le dimanche 13 octobre. Si le Cheval au galop en fonte de Galliard Sansonetti reproduit page 122 de la Gazette n° 34 ne trouvait pas preneur, il fallait prévoir 35 100 € pour un jeune berger et ses chèvres, groupe fondu dans le bronze en taille réelle et signé par Christoph Franz Peter à Munich, en 1915. 33 800 € étaient requis pour des termes en pierre reconstituée de la fin du XIXe siècle figurant Adrastée et Pan, ce dernier d’après Domenico Guidi. Ils reproduisent des ornements sculptés pour le jardin du château de Vaux-le-Vicomte.

dimanche 13 octobre 2019 - 14:00 - Live
Le four à chaux - Route de Houdan 78550 Richebourg
Paris Enchères - Collin du Bocage
La Gazette Drouot vous offre 4articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne