Vapeurs d’alcool chinois

Le 11 juillet 2019, par Anne Doridou-Heim

Le programme était varié mais sans surprise, c’est la Chine qui s’est fait remarquer avec une verseuse à alcool et un brûle-parfum.

Chine, marque «Yanghetangzhi». Verseuse à alcool en deux parties avec son réchaud en porcelaine, à décor de dragons et de chauves-souris de couleur corail, h. 20 cm.
Adjugé : 35 056 

Le brûle-parfum en bronze et émaux orné de masques de taotie, constitué de deux parties un corps quadrangulaire et un couvercle réunies postérieurement, était attendu et présenté en page 50 de la Gazette no 25 du 28 juin dernier (voir l'article L’émail et le cloisonné). Son résultat de 18 780 € n’a donc pas étonné. En revanche, cette verseuse à alcool en porcelaine a provoqué la surprise en diffusant jusqu’à 35 056 €. L’objet est esthétique, avec son décor de dragons et de chauves-souris de couleur corail sur un fond blanc parsemé de nuages bleus, et porte la marque «Yanghetangzhi» au revers. Sa forme est intéressante elle aussi et a son importance dans l’histoire de la vaisselle européenne. De fait, dès la fin du XVIIe siècle, avec l’engouement de l’Occident pour les porcelaines chinoises, les premières verseuses à alcool un modèle typiquement asiatique prennent la mer et débarquent sur les tables. Les Chinois vont rapidement comprendre que là-bas, ce sont des verseuses pour le thé tout nouvellement arrivé lui aussi qui sont recherchées et se mettre donc à en fabriquer, en partant de la forme du pot à alcool de riz. Basse et renflée, dotée d’un long bec placé bas, voici l’origine d’une incontournable.

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