Dans la famille Bosschaert, le fils Abraham

Le 04 juillet 2019, par Anne Doridou-Heim

Le petit dernier a su tracer son chemin dans l’art de la peinture florale du XVIIe siècle.

Abraham Bosschaert (1612/13-1643), Bouquet de fleurs dans un vase posé sur un entablement, huile sur panneau, 92 72 cm.
Adjugé : 45 500 

Ambrosius Bosschaert le Vieux (1573-1621) est bien le maître de la nature morte de fleurs flamande du tournant du XVIIe siècle, et son aura n’est pas contestée. Décédé dans la fleur de l’âge et au sommet de son art, il était le père de trois fils, qu’il n’a guère eu le temps de former : Ambrosius le Jeune (1609-1645), Johannes (vers 1610-vers 1650) et Abraham (1612/13-1643). Cependant, les jeunes garçons ont grandi dans l’atmosphère de son atelier florissant, et c’est naturellement qu’eux aussi se sont lancés dans la peinture d’arrangements floraux dans le style de leur père… avec au passage de fortes similitudes entre leurs productions. Ce Bouquet de fleurs dans un vase posé sur un entablement était cependant attribué avec certitude à Abraham, grâce aux recherches du professeur Fred G. Meijer. En effet, l’historien de l’art notait la présence d’un groupe de lys blancs, qui semble être l’une de ces spécificités et se retrouve sur plusieurs panneaux lui étant donnés , un traitement des tulipes également caractéristique et l’apparition, dans le coin inférieur gauche, d’une grenouille sur le dos et pattes en l’air un détail décoratif emprunté semble-t-il à son aîné. Cette peinture recevait 45 500 € et montrait la sagesse du fils qui, à la différence du batracien de la fable, ne voulait pas se faire plus gros que la figure paternelle.

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