Sous le soleil de Line Vautrin

Le 04 mars 2021, par Sophie Reyssat

La créatrice règne sur le design, célébré dans toute sa diversité, de Gustave Miklos à Ubald Klug.

Line Vautrin (1913-1997), Gerbera, miroir sorcière en Talosel à miroirs nacrés irisés jaune, dos de satin rose, signé, diam.  18 cm.
Adjugé : 40 000 

Proposé au plus haut à 9 000 €, et bataillé jusqu’à 40 000 €, ce miroir sorcière Gerbera prouve une fois de plus que la cote d’amour de Line Vautrin ne se dément pas. Autre succès, celui du designer suisse Ubald Klug, dont la paire de canapés Terrazza obtenait 22 500 €, soit plus du double de son estimation haute. Fabriqué vers 1975, ce mobilier modulable, édité par De Sede, invite à s’assoir aussi bien qu’à s’allonger sur ses gradins rembourrés de cuir anthracite. Semblable à des courbes topographiques ou à des paysages en terrasses, ils forment des vallées accueillantes lovées au creux de montagnes symboliques. Loin du retour à la nature, Gustave Miklos façonnait des plaques commémoratives pour l’inauguration de la raffinerie de Port-Jérôme, en 1933. Les deux faces en cuivre de leur première épreuve approuvée, et leurs modèles en plomb, se négociaient à 19 375 € (voir l'article Une plaque signée Gustave Miklos de la Gazette n° 8, page 91). Pierre Jeanneret était représenté par plusieurs meubles, dont le plus remarqué, à hauteur de 18 125 €, était une dining table en teck des années 1960 (76 183 88 cm). Attendu autour de 2 500 €, un escalier hélicoïdal en lames d’acier, marches de chêne et rampe en Plexiglas, fabriqué vers 1972 d’après un modèle de Roger Tallon, et attribué à François Catroux, grimpait jusqu’à 10 500 €.

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