Foujita est de retour

Le 05 mars 2020, par Sophie Reyssat

Ce triple portraitde Foujita dessiné en 1950 devance les succès de Mauris Cornelis Escher.

Tsuguharu Foujita (1886-1968), Femme à l’enfant et au chat, 1950, encre de Chine, lavis d’encre sur papier, signée, datée et marquée «Paris», 23,5 16 cm. © Fondation Foujita / ADAGP, Paris, 2020
Adjugé : 66 250 

Ce dessin de Foujita a été réalisé en 1950, l’année de son retour en France après son séjour aux États-Unis avec son épouse Kimiyo. L’artiste de Montparnasse est bien décidé à ne plus jamais quitter sa ville d’adoption. Attendue au plus haut à 25 000 €, cette encre séduisante est emblématique des sujets qui ont alors sa prédilection : des portraits de mères accompagnées de leur enfant, les têtes ceintes d’un foulard ou d’une coiffe, mais aussi des chats. De beaux succès attendaient aussi Mauris Cornelis Escher. Proposée autour de 6 000 €, sa Chute d’eau, lithographiée sur simili japon en 1961, décrochait ainsi 26 250 € (voir l'article Escher, une nouvelle dimension de la Gazette n° 8, page 86), tandis que son Belvédère de 1958 obtenait 22 500 €. Un Autre monde, cette fois gravé sur bois en couleurs en 1947, entrait dans une nouvelle dimension moyennant 18 750 €. Sans surprise, deux paravents à six feuilles de Jean Dunand, provenant de sa famille, étaient emportés pour 13 125 € chacun. L’un, en laque verte, présente une frise de sarments de vignes à l’or sur fond de coquilles d’œuf, qui peut être indifféremment placée vers le haut ou vers le bas (h. 80 cm). L’autre est une maquette à l’échelle (h. 168,5 cm) peinte de biches se promenant dans un bois, à rapprocher du modèle exposé à la galerie Georges Petit en 1926.

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