Avant-garde et modernité par Perriand

Le 27 mai 2021, par Philippe Dufour

Les grands noms du design de la seconde moitié du XXe siècle défilaient dans la cité phocéenne ; à leur tête, l’une de ses figures iconiques de l’après-guerre, Charlotte Perriand.

Charlotte Perriand (1903-1999), enfilade, placage de chêne,  formica, métal, édition Steph Simon, 1958, 76 157 45 cm.
Adjugé : 10 920 

Profondément influencée par l’artisanat japonais, l’architecte n’a eu de cesse de privilégier la plus grande sobriété formelle, mais toujours associée à des matériaux contemporains. Un credo qui se trouve parfaitement traduit à travers le mobilier, exemplaire, dessiné en 1958 pour la fameuse cité minière de Cansado, en Mauritanie. Cette production spécifique sera déclinée et éditée par Steph Simon, dans sa galerie du 145, boulevard Saint-Germain, ouverte dès 1956 ; à  l’image de l’enfilade en placage de chêne et formica, composée de quatre tiroirs et deux portes coulissantes, sur piétement en métal laqué noir (76 157 45 cm)… Un «must» des intérieurs d’aujourd’hui, qui était ici accessible à 10 920 €. Dans son sillage, un ensemble de pièces signées par Jean-Michel Wilmotte se  signalait par l’élégance de ses lignes, et totalisait 19 600 €. Parmi elles, un canapé en toile tout d’abord, sur structure d’acier, dessiné vers 1983 (78 195 cm), a inscrit 3 900 €, tandis qu’une table basse de la série «Palmer» en métal et bois bicolore, de 1991 (40 x 120 x 70 cm), nécessitait 4 680 €. Emblématique également de l’esprit iconoclaste des années 1980, le meuble de rangement par Shiro Kuramata haut perché, dit «Solaris», en bois, acier et métal (153,5 140 82 cm, reproduit Gazette n° 19, page 104), édité par Cappellini en 1985, est parti à 9 750 €.

mercredi 19 mai 2021 - 15:00 - Live
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