La fougue de Vlaminck, la rigueur de David

Le 10 juin 2021, par Philippe Dufour

Deux pièces se détachaient sur les cimaises de l’opérateur rouennais, l’une par le maître des paysages couleur d’orage, l’autre signée par le maître français des alentours de 1800.

Jacques-Louis David (1748-1825), Vue du Capitole à Rome avec un condamné  conduit à la roche Tarpéienne (?), plume, encre noire, lavis de noir et de gris, annoté en bas à gauche à la plume et encre brune probablement de la main de J.-L. David, 12,9 16 cm.
Adjugé : 30 134 

L’intérêt pour Maurice de Vlaminck et ses visions sombres ne faiblit pas, comme l’attestent les 38 129 € alloués ici à l’une de ses toiles caractéristiques, montrant une Rue enneigée. Peinte sur toile (38 46 cm), la scène rurale pourrait bien avoir été inspirée par l’un des petits villages de l’Eure-et-Loir, département où, en 1925, Vlaminck s’installe avec femme et enfants, dans la commune de Rueil-la-Gadelière. Signalons encore que l’œuvre provient de la célèbre galerie Anacréon, sise rue de Seine à Paris. Datant de la fin du XVIIIe siècle ou du tout début du suivant, un autre lot de poids, adjugé 30 134 €, mettait en concurrence les admirateurs du grand Louis David. Il s’agit d’un dessin représentant une Vue du Capitole à Rome avec un condamné conduit à la roche Tarpéienne (?) (12,9 16 cm). Le thème choisi pourrait donc évoquer ce sinistre lieu, une crête rocheuse, située tout près du Capitole, d’où l’on précipitait certains condamnés à mort jusqu’à la fin de la République. Quant au dessin, il a été réalisé à la plume, encre noire, avec lavis de noir et de gris, et collé sur feuille. En bas à gauche, il porte des annotations à la plume, probablement de la main de David : «Vue d’[...] du capitole». Et en bas à droite, se déchiffre aussi un paraphe à l’encre brune de Jules et Eugène David, fils de l’artiste.
 

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