Hubert Robert et Jean-François de Troy

Le 08 juillet 2021, par Anne Doridou-Heim

Les peintures anciennes étaient le chapitre le plus disputé de cet après-midi, emmenées par Hubert Robert et Jean-François de Troy.

Jean-François de Troy (1679-1752), Saint Sébastien soigné par les saintes femmes, huile sur toile, 120 94 cm.
Adjugé : 63 302 

Provenant de plusieurs successions, objets de grande décoration, bel ameublement des XVIIIe et XIXe siècles et peintures anciennes créaient un salon raffiné qui retenait 532 005 € dans sa totalité. Les deux temps forts étaient un Capriccio avec la statue de Marc Aurèle (56 89 cm) peint en 1780 par Hubert Robert (1733-1808), une toile typique de son travail décrochée à 92 421 €, et cette œuvre de Jean-François de Troy, adjugée 63 302 €. Son sujet ? Saint Sébastien soigné par les saintes femmes. Par son ténébrisme très caravagesque, cette peinture a longtemps été considérée comme l’œuvre d’une école d’Italie du Nord du XVIIe siècle, jusqu’à ce que Christophe Leribault la reproduise dans le catalogue raisonné consacré à l’artiste (Arthéna éditeur, 2002). De Troy est un peintre doté de tous les talents, aussi bon portraitiste qu’auteur de sujets historiques, mythologiques ou religieux, compositeur également d’élégantes scènes de genre montrant des personnages à la mode de leur temps, évoluant dans des parcs ou des intérieurs. Lors de son premier séjour en Italie, entre 1699 et 1706, il y découvre l’art des maîtres du siècle précédent – il retournera à Rome en 1738 mais en tant que directeur de l’Académie de France cette fois, et s’y éteindra en 1752. Cette œuvre appartient probablement à la première période, avant que son style n’évolue vers plus de fluidité et surtout plus de couleur.

jeudi 01 juillet 2021 - 14:15 - Live
Fraysse & Associés
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