Porcelaines, bronzes et corail de Chine

Le 12 décembre 2019, par Philippe Dufour

Placée sous le signe de l’Extrême-Orient, cette dispersion faisait la part belle à des céramiques de la Chine impériale, entraînées par une pièce à la forme originale.

Chine, période Qing, XVIIIe siècle. Gourde à deux anses en forme de dragons stylisés, en porcelaine et émaux de la famille rose, et émaux falengcai, hauteur 29 cm.
Adjugé : 53 750 

Il s’agit d’une gourde à deux anses en forme de dragons stylisés (h. 29 cm), en porcelaine et émaux de la famille rose. Fabriquée lors de la période Qing, et plus précisément au cours du XVIIIe siècle, elle s’orne de deux médaillons circulaires, représentant temples et pagodes entourés de pics montagneux sur une face, et de l’autre côté, une cité lacustre animée de personnages. Le pourtour, le col et le pied de la gourde sont décorés de fleurs de lotus, pivoines, et rinceaux feuillagés se détachant sur un fond turquoise en émaux falengcai. Un résumé des qualités des pièces sorties des fours de l’Empire céleste, qui méritait bien ses 53 750 €. Matière précieuse, le corail a également beaucoup inspiré les artisans asiatiques ; ici, il prenait la forme d’un groupe en corail rouge représentant la déesse du Printemps accompagnée de personnages, ciselé vers 1920 (h. 25 cm), un grand classique qui nécessitait 12 125 €. De bronze patiné était la statue suivante, représentant le dieu de la Guerre, Guan Yu, cette fois assis (h.  52 cm), devant laquelle on déposait 7 125 €. Mais il faut encore signaler un vase à fond jaune, d’une hauteur d’environ 61 cm, dans le style de la famille verte et fabriqué vers 1900, vendu pour 2 000 € ; il mettait en scènes les huit dieux du Tao. En revanche, le vase Ming, étudié en Gazette n° 41 (voir l'article Perfection Impériale page 194), n’a pas été vendu.

samedi 07 décembre 2019 - 14:00 -
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