Soutenir les artistes grâce aux enchères online

Le 20 mai 2020, par Philippe Dufour

Une belle réussite pour une noble initiative qui revient à la maison Rouillac et au magazine Artension, avec l’aide du salon Puls’art, du centre d’art Olivier Debré de Tours et de nombreux autres partenaires privés…

Robert Combas (né en 1957), Perdu dans la forêt plein de trucs et de fleurs plein de couleurs… , 2019, acrylique sur toile, 50 40 cm.
Adjugé : 24 000 
La vente électronique « #Soutiens UnArtiste » s’est soldée par un véritable succès, puisqu’elle a permis de redistribuer 212 000 € aux artistes en situation précaire en ces temps de pandémie. La somme leur sera donc reversée à 100 %, sans aucun frais, même de gestion ; une partie (86 000 €) doit ainsi être distribuée par le biais de bourses individuelles de 1 000 €, gérées bénévolement par la Fondation Taylor. Sur le site de cette institution, on retrouve les formalités à remplir pour demander une bourse (dépôt des dossiers du 11 au 29 mai) ; à noter : on peut aussi y faire directement un don. Côté vacation, plus de la moitié des cinq cents œuvres présentées – dont beaucoup étaient des dons de galeristes (tels cinq dessins d’André Derain offerts par Hervé Courtaigne), de collectionneurs et d’artistes eux-mêmes, comme Sarah Moon et Ernest Pignon-Ernest… entre autres – ont trouvé preneurs, signées essentiellement par des plasticiens contemporains. En tête, cette toile donnée par son auteur Robert Combas, Perdu dans la forêt plein de trucs et de fleurs plein de couleurs (50 40 cm), un acrylique de 2019 qui a récolté la somme de 24 000 €. Soulignons que l’acheteur de l’œuvre, un Français travaillant à l’étranger, a découvert la vente grâce à un tweet du Monde… Un processus révélateur des nouvelles façons d’acheter nées de la crise actuelle, qui ont aussi boosté la fréquentation mensuelle du site Internet de la maison Rouillac, multipliée par cinq. Lors de la vente, d’autres artistes devaient également susciter des sommes notables, tels Harald Lyche avec sa toile Y humaine (160 140 cm) partie à 4 800 €, ou encore Pierre-Jean Chabert, sculpteur donnant vie à une délicate girafe en bronze nommée Tanzanie ( 36 23 cm), adoptée pour 2 000 €.
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