Par Hermann Winterhalter

Le 09 janvier 2020, par Anne Doridou-Heim

Dans la famille Winterhalter, on demande le petit frère, Hermann, qui marcha sur les traces de son aîné.

Hermann Winterhalter (1808-1891), Portrait présumé de Mme Paul Renouard de Bussière, née Clémentine de Boubers, 1854, huile sur toile, 99,5 74 cm.
Adjugé : 32 708 

Afin de répondre aux nombreuses commandes reçues de la famille d’Orléans sur le trône de France, Franz Xaver Winterhalter (1805-1873) s’appuie sur son atelier, mais aussi sur son jeune frère Hermann (1808-1891), qu’il fait spécialement venir à Paris. Ce dernier suit les traces de son désormais illustre aîné, peintre attitré du gotha européen, et lui aussi s’adonne aux joies du portrait mondain, qu’il expose dans les salons parisiens de la monarchie de Juillet, puis d’un second Empire très demandeur d’officialité. On retrouve d’ailleurs beaucoup de Franz Xaver dans ce Portrait présumé de Mme Paul Renouard de Bussière, née Clémentine de Boubers peint en 1854, que ce soit dans le bouquet de roses agrafé à la ceinture, dans le décolleté généreux, dans la robe voluptueuse de dentelle ou dans l’attitude, posée et sagement romantique. Le modèle, vraisemblablement l’épouse d’un banquier et homme politique français, séduisait à 32 708 €. On connaît le goût de l’impératrice Eugénie pour l’exotisme et son rôle dans le développement du japonisme en France. Justement, en seconde partie de vente, un cabinet à deux battants (63,5 89 52 cm) en laque noire et or incrustée de nacre, réalisé au Japon au XIXe siècle dans le goût Nanban, faisait son apparition à 13 209 €.

lundi 16 décembre 2019 - 14:00 - Live
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