Déclinaison italienne

Le 12 mars 2020, par Anne Doridou-Heim

L’entier mobilier d’une propriété viticole des environs de Cognac livrait ses collections traversant les siècles et les frontières.

Italie, XVIIe siècle. Cabinet en bois noirci, bois de placage et marqueterie d’os et d’ivoire gravés sur fond d’écaille, sur un piétement en bois noirci aux montants torsadés, 161,5 119 43 cm.
Adjugé : 6 096 

Dessins, tableaux, objets d’art et ameublement se répartissaient équitablement dans les espaces de la propriété, salles de réception et chambres faisant alterner Haute Époque et XVIIIe. Beaucoup de pièces – sur les 550 dispersées au cours de deux journées bien remplies (voir l'article Appellation d’origine charentaise page 42 de la Gazette no 8 du 28 février) – ont été acquises auprès de marchands parisiens reconnus ou lors de ventes publiques et ce, dès le début des années 1970 – elles sont aussi synonymes du goût de cette époque. C’est le cas d’un cabinet (reproduit ci-contre) en bois noirci, bois de placage et marqueterie, exécuté en Italie au XVIIe siècle et acheté à l’hôtel de ventes des Chevau-Légers de Versailles.Le meuble partait cette fois vers une nouvelle destination à 6 096 €. Un coffre toscan en noyer, rehaussé de filets de dorure, et une commode génoise en bois fruitier illustraient la vitalité des écoles transalpines au tournant du XVIIe siècle. Le premier s’ouvrait à 2 032 €, la seconde accueillant 8 255 €. Au mur figurait bien sûr une tapisserie d’Aubusson (282 341 cm), une verdure mettant en scène deux échassiers et des volatiles dans un paysage arboré, décrochée ici à 5 715 €. Une commode demi-lune en acajou mouluré illustrait quant à elle le XVIIIe siècle de ses lignes cintrées. Estampillée Mautter, un ébéniste d’origine allemande reçu maître en 1777, elle retenait 5 715 €.

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