Lumière sur le métal

Le 30 mai 2019, par Sophie Reyssat

Jacques Le Chevallier et Yonel Lebovici mettait chacune à leur manière le métal au service des luminaires. 

Jacques Le Chevallier (1896-1987) et René Koechlin (1888-1972), paire d’appliques dites «52», 1928, aluminium et Bakélite, 19,5 17 17 cm.
Adjugé : 23 400 


Bien que Jacques Le Chevallier ait fondé l’Union des artistes modernes aux côtés de Mallet-Stevens, en 1929, il demeure méconnu. Ce verrier, qui a réalisé de nombreux vitraux en France comme en Europe, s’est également fait connaître pour ses luminaires développés dans les années 1920-1930. Associé avec René Koechlin, il a réalisé des pièces modernistes et minimalistes, dont témoignent ces appliques. À la fois objets utilitaires et sculptures, elles interagissent avec l’architecture, dialoguant avec elle à travers le mariage heureux de l’aluminium et du béton, et transformant le bâti par le biais de la lumière canalisée avec précision à travers leurs découpes. Le même métal a été choisi par Yonel Lebovici. Il sert cette fois un projet teinté d’humour, et néanmoins réalisé avec autant de rigueur : partant d’une pince de dessinateur, le créateur a extrapolé un fauteuil et son ottoman, en 1986. 19 500 € étaient requis pour son ensemble «pince sans rire» (voir Gazette n° 19, page 106). En fer cette fois, une paire de lampes conçues par Jean-Michel Frank en 1941 partait pour 18 850 €. Le métal était également au rendez-vous avec Jean Prouvé, qui l’associait avec du mélaminé sur la table «compas» sortie de ses ateliers en 1953, aujourd’hui négociée à 16 250 €.

lundi 20 mai 2019 - 04:30 - Live
Aguttes
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