Pleins feux sur Line Vautrin

Le 02 juillet 2020, par Sophie Reyssat

Ce miroir «Roi-Soleil» confirme la cote d’amour de la créatrice et de ses titres poétiques.

Line Vautrin (1913-1997), miroir circulaire «Roi-Soleil» en Talosel incrusté de miroirs dans les tons mordorés à multiples rangées de rayons, années 1960, signé, cachet «roi», diam. 73,5 cm.
Adjugé : 100 000 

Avec sa couronne de Talosel dardant ses rayons dorés, ce miroir de Line Vautrin portait bien son nom de « Roi-Soleil». En doublant à 100 000 € son estimation, il confirme l’engouement pour la créatrice, appréciée pour la fantaisie de ses pièces, dont les titres jouent avec les mots. Depuis une dizaine d’années, sa cote a augmenté de près de 50 %. Un autre incontournable du design était au rendez-vous : Serge Mouille, dont une applique à double bras de lumière pivotants en métal laqué et laiton, créée dans les années 1950, se négociait à 10 000 €. Une suite de huit chaises estampillées Jacques Émile Ruhlmann était emportée pour 8 750 €. Doté d’un dossier légèrement renversé à large bandeau, ce modèle est né en 1932. Il est à rapprocher des sièges de la demeure du sculpteur Joseph Bernard, présentés au musée des Années 30 de Boulogne-Billancourt, qui en reconstitue le décor. L’ensemblier a réalisé des pièces similaires pour la Maison des provinces de France, à la Cité universitaire de Paris. Remontons encore le temps avec 8 000 € décrochés par un porte-parapluie en bronze façonné par Paul-François Berthoud, arborant le visage de Sarah Bernhardt et inscrit «Salon 1902». Aux cimaises, Manolo Valdés obtenait 13 750 € pour sa Mujer con abanico II, une eau-forte de 2007 (169 99 cm, voir l'article Valdés et les icônes de l’art de la Gazette n° 25, page 122), tandis que Pierre Alechinsky recevait 12 500 € pour son Visage de 1974, à l’aquarelle sur papier japon (51 43 cm à vue).

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