Vautrin, bugatti ou Zalszupin ?

Le 17 décembre 2020, par Sophie Reyssat

Les amateurs de design récompensaient aussi bien la fantaisie des années 1960 que le modernisme brésilien.

Line Vautrin (1913-1997), vers 1960, miroir sorcière « soleil à pointes », en Talosel noir et double rangée de rayons incrustés de verre irisé rouge cerise, signé, diam. 60 cm
Adjugé : 62 400 €

Au beau fixe, la cote de Line Vautrin permettait à ce grand miroir « soleil à pointes » de dépasser largement son estimation, moyennant 62 400 €. C’est au début des années 1950 qu’elle a détourné l’acétate habituellement utilisé pour les montures de lunettes, pour en faire l’atout décoratif de ses miroirs, façonnant les couches superposées de ce matériau malléable à chaleur, qui devient le Talosel. La fantaisie était également payante pour Carlo Bugatti, dont une paire de fauteuils, réalisés vers 1900, était bataillée à 21 450 € sur une estimation haute de 5 000 € (voir l'article Carlo Bugatti en 1900 de la Gazette n° 43, page 149). Leur bâti, en bois noirci et noyer, s’orne de marqueteries de corne et d’os, et de parchemin souligné de médaillons de cuivre martelé. Des étoiles terminent les montants de son dossier, tandis que ses pieds avant simulent des colonnes gainées de cuivre repoussé. Formant table à jeu, une console de Marc du Plantier séduisait à hauteur de 20 800 €, grâce au contraste de ses lignes épurées entièrement plaquées d’écaille de tortue, soulignée de baguettes de laiton dans les angles. Une icône du design brésilien, Jorge Zalszupin, suivait de près avec les 19 500 € obtenus par ses imposants fauteuils bas à structure de palissandre, garnis d’épais coussins en mousse recouverts d’un tissu de coton, et soulignés par des boutons en bois exotique.

lundi 07 décembre 2020 - 02:30 - Live
Aguttes
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