facebook
Gazette Drouot logo print

De Van Goyen à Jean Marais, des œuvres phares sur la Croisette

Le 03 septembre 2020, par Philippe Dufour

C’est la peinture hollandaise qui remportait la première place lors du marathon de trois jours tenu au Palm Beach, tandis que des sculptures habitées évoquaient l’autre passion du grand acteur français.

De Van Goyen à Jean Marais,  des œuvres phares sur la Croisette
Jan Van Goyen (1596-1656), Estuaire de rivière avec bateaux naviguant et pêcheurs, 1653, huile sur panneau parqueté, monogrammé « VG » et daté, 27,5 41,5 cm.
Adjugé : 106 675 

Né à Leyde, Jan Van Goyen a signé à la fin de sa vie – soit en 1653 – ce délicat paysage représentant un Estuaire de rivière avec bateaux naviguant et pêcheurs (27,5 41,5 cm). L’œuvre est tout à fait représentative de sa veine minutieuse, s’attachant à décrire les panoramas maritimes et fluviaux de son pays natal. Faut-il préciser que le panneau parqueté est bel et bien répertorié dans le catalogue consacré à cet artiste de « l’âge d’or » par Hans-Ulrich Beck en 1973, dans le volume II (n° 714)… L’œuvre finissait sa course à 106 675 €. Par contraste, c’est la couleur la plus audacieuse qui éclatait dans un ensemble de compositions dues à la palette de Bernard Buffet. Des bouquets – forcément –, tel celui composé d’Impatients dans un pot brossés à l’huile sur Isorel (46 38 cm), daté 1992 et cueilli pour 56 475 €, ou encore des paysages, comme les Environs de Cher, le chêne vert en automne, parc du château de Vieille-Ville de 1975 (133,3 89,5 cm), une toile arborant le tampon de Maurice Garnier qui a été acquise contre 84 100 €. Le Bois de Saint-Loup, environs de Brenac, le petit pont du moulin de Cressac (89 130 cm), de la même année, était quant à lui parcouru pour 72 790 €. En revanche, le Portrait de Monsieur Hervé Ségard (voir l'article La figuration, de van Goyen à Combas, en passant par Buffet de la Gazette n° 29, page 78) n’a pas trouvé preneur. Eugène Boudin était aussi au rendez-vous, à travers une vue d’Anvers, trois-mâts à quai peinte en 1871 ; pour ce panneau (28,8 44 cm), on rivalisait jusqu’à 55 220 €… La vacation a également rendu hommage au talent polymorphe de Jean Marais, avec des œuvres provenant de la collection de Jo Pasquali, héritier de l’artiste. Le samedi 15 août s’en détachait, avec 7 780 €, une Tête de lion en bronze signée et numérotée « 8/8 » (54 47 15 cm). Le dimanche 16 août, scintillaient d’autres trésors, de haute joaillerie cette fois… À l’exemple d’une bague en forme de dôme signée Van Cleef & Arpels ; sertie d’une ceinture de diamants baguette rehaussée de treize diamants de taille brillant, le tout pour un total d’environ 8 ct, elle a attiré 26 350 €.

De quels végétaux se compose cet éclatant bouquet de Fleurs sur fond vert dépeint par Bernard Buffet (1928-1999) ? Essentiellement de lys
De quels végétaux se compose cet éclatant bouquet de Fleurs sur fond vert dépeint par Bernard Buffet (1928-1999) ? Essentiellement de lys multicolores et d’œillets bleus, sur lesquels vient se poser un papillon outremer. Datant de la dernière période de l’artiste – car réalisée en 1998 –, l’huile sur toile (65 50 cm) affiche naturellement la haute signature anguleuse caractéristique du maître, en bas vers la gauche. Relevant d’une thématique à nouveau fort appréciée, elle a pu prétendre à un résultat de 97 900 €.
Jean Marais (1913-1998) a, plus de soixante ans durant, joué dans près d’une centaine de films, dont l’inoubliable La Belle et la Bête tou
Jean Marais (1913-1998) a, plus de soixante ans durant, joué dans près d’une centaine de films, dont l’inoubliable La Belle et la Bête tourné par Jean Cocteau en 1946. Un univers fantastique qui semble avoir influencé son œuvre de sculpteur, où apparaissent des visages énigmatiques et autres éléments corporels doués d’une vie propre. Ainsi Les Quatre Mains, une épreuve en bronze à patine dorée signée, d’un tirage à huit exemplaires par «Guyot Creste Fondeur». D’une hauteur de 33,5 cm, ce bouquet surréaliste s’épanouissait pour 6 025 €.

Henri Lebasque (1865-1937), qui s’installa définitivement en Provence en 1924,s’est vite révélé comme l’un des meilleurs interprètes de la
Henri Lebasque (1865-1937), qui s’installa définitivement en Provence en 1924,
s’est vite révélé comme l’un des meilleurs interprètes de la forte lumière méridionale, souvent tamisée par les feuillages d’arbres méditerranéens. Ils forment peut-être le cadre de cette scène intitulée
Fillettes dans la clairière, une toile signée (38 46 cm) qui a remporté 51 455 €. Quant à la Véranda sur la plage de Cannes ou Le Bar de la plage (46 55 cm), qui ornait la couverture de la Gazette n° 29 (voir l'article
Henri Lebasque, le peintre de la joie de vivre), elle a trouvé preneur à 33 885 €.
150 600 € : c’est le prix de cette bague en platine et or, création de la maison Graff, sommée d’un exceptionnel diamant radiant de couleu
150 600 € : c’est le prix de cette bague en platine et or, création de la maison Graff, sommée d’un exceptionnel diamant radiant de couleur « fancy intense yellow », accusant 9,32 ct. De pureté SI1, il est épaulé de deux diamants trapèze d’environ 0,50 ct pour un poids brut de 7,41 g. De la même origine, l’accompagnaient pour 26 350 € un pendentif en platine et or retenant un diamant « fancy light yellow » (4,46 ct), ainsi qu’un diamant poire pesant environ 0,50 ct, doté de sa chaîne en or blanc (l. 40 cm), pour un poids brut de 4,15 g.
Gazette Drouot
La Gazette Drouot vous offre 4articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne
Gazette Drouot