La lampe «pigeon» revue et corrigée par Lalanne

Le 17 juin 2021, par Philippe Dufour

Lors de cette vacation occitane consacrée au design du XXe siècle, un volatile bien connu prenait son envol, suivi par les créations de deux maîtres du mobilier moderne.

François-Xavier Lalanne (1927-2008), lampe Pigeon, sculpture formant  lampe à poser, cuivre et bronze, diffuseur en verre opalin, signée du  monogramme « FXL », numérotée « 449/900 Artcurial » sur l’extrémité de la queue, 22,5 23,5 13,5 cm.
Adjugé : 48 360 

48 360 € : c’est à ce prix que l’on pouvait éclairer son intérieur avec un charmant Pigeon, ou plutôt une sculpture formant lampe à poser, naturellement imaginée par François-Xavier Lalanne (voir l'article Lalanne, pigeon en pleine lumière de la Gazette n° 22, page 133). En cuivre et bronze, avec diffuseur en verre opalin imitant la gorge bombée de l’oiseau de ville, signée du monogramme «FXL», et numérotée «449/900» avec la mention de son éditeur «Artcurial», l’objet composite (22,5 23,5 13,5) a ainsi largement doublé son estimation haute. Loin derrière cette vedette, avec 8 549 € (et ce malgré des signes de fatigue comme la rouille), se stabilisait la célébrissime chaise du modèle dit «métropole 305» ou «Standard» de Jean Prouvé. Conçue en 1934 par le grand créateur nancéien, avec ses larges pieds arrière, elle est devenue depuis une icône de l’ameublement industriel de l’après-guerre, entrant au panthéon du design (h. 81 cm). Quant à André Arbus, né dans une vieille famille d’ébénistes toulousains, il demeure fidèle à un parti pris plus décoratif, privilégiant formes classiques et matériaux précieux. En ont témoigné ici quatre bergères (84 63 72 cm), qui provenaient de la maison de campagne de monsieur Landouar, ancien directeur de la société Arbus à Toulouse. Pour ces confortables assises, il fallait avoir prévu ces 6 200 €.

jeudi 10 juin 2021 - 14:00 - Catalogue
Fournié Rémy
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