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Tableaux de porcelaine

Le 21 février 2019, par Anne Doridou-Heim
Tableaux de porcelaine
Manufacture KPM, Berlin, XIXe siècle, plaque rectangulaire en porcelaine représentant Le Jugement de Salomon, signée «J.-G. Sache», 54 40 cm.
Adjugé : 19 505 

Dans cette vacation intitulée «D’un Empire à l’autre», une collection de plaques rectangulaires en porcelaine polychrome de manufactures de Berlin dont la plupart étaient marquées en creux «KPM» pour Königliche Porzellan Manufaktur, devenue en 1763 la Manufacture royale sous la gouvernance du roi de Prusse, Frédéric le Grand retenaient l’attention et un résultat total de 109 964 €. La plus demandée était titrée Le Jugement de Salomon (reproduite ci-contre), mais il se pourrait que son sujet soit en fait inspiré de l’histoire biblique de Suzanne et les Vieillards, selon l’un de nos vigilants lecteurs , qui a reconnu dans cette scène (dont un détail ornait la page 47 de la Gazette no 5 du 8 février) le tableau d’Antoine Coypel conservé au musée Antoine-Lécuyer de Saint-Quentin. Le prix pour sa part était tranché et s’élevait à 19 505 €, suivi des 16 255 € d’une paire figurant des musiciens d’après des peintures de Gérard Dou et des 15 605 € d’une Allégorie de la Fuite en Égypte, d’après Tassaert. Avec ces œuvres, on se situe à la lisière de deux domaines de l’art. Leur facture est telle qu’il s’agit de véritables peintures de porcelaine, un genre qui connut en Allemagne comme en France et en Angleterre une belle destinée tout au long du XIXe siècle. À Berlin, les artistes ne vont pas chercher à créer leurs propres décors : ils iront simplement puiser dans l’immense répertoire à leur disposition et le retranscrire avec talent, évoluant au fil du siècle et des modes, du néoclassicisme vers un goût troubadour, puis symboliste.

Panorama (après-vente)

Style Louis XVI

Le 21 février 2019, par Anne Doridou-Heim
Style Louis XVI

Il n’est pas rare désormais que le grand style du XIXe siècle atteigne des enchères à cinq chiffres. En réunissant 24 055 €, cette paire de guéridons de forme ronde, au piétement en bronze ciselé et doré formé de quatre termes féminins et au plateau de granit rose, ne faisait pas mentir ce propos… Si la maison d’ébénisterie ayant concouru à leur réalisation n’était pas connue, le modèle, lui, l’était : le doreur et ciseleur Pierre Gouthière (1732-1813) l’avait dessiné sous Louis XVI. Soit l’un des plus grands noms du XVIIIe, dont la notoriété a franchi le siècle pour rebondir dans la seconde moitié du XIXe. Même constat avec les 21 845 € reçus pour une table de salon en placage d’acajou et au piétement en bronze doré, cette fois d’après un modèle d’Adam Weisweiler. Ces meubles se côtoyaient chez Millon mercredi 13 février, à Drouot.

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