Les armes et souvenirs historiques de Gilles Grimm

Le 06 juin 2019, par Anne Doridou-Heim

Second clap pour la collection de l’investisseur immobilier. On attendait Napoléon Ier, on a rencontré un jeune centurion romain.

Art romain, Ier-IIIe siècle. Statuette d’un centurion, bronze, h. 27 cm.
Adjugé : 20 800 

La canne sculptée, dans un rostre de narval, par la petite communauté chinoise de Sainte-Hélène pour l’empereur déchu Napoléon Ier (voir l'article La canne impériale de la collection Gilles Grimm de la Gazette no 20 du 24 mai, page 60) n’a pas frappé les trois coups nécessaires pour être adjugée. En revanche, les souvenirs militaires antiques, également chers au cœur du collectionneur Gilles Grimm, recevaient un meilleur accueil. C’est d’ailleurs ce jeune centurion en bronze fondu dans un atelier romain entre le Ier et le IIIe siècle de notre ère qui bien que privé de ses jambes avançait au plus haut, à 20 800 € exactement. L’objet ne manque ni de présence ni de réalisme. Provenant de la province de Campanie de la Grande-Grèce, entre le Ve et le IVe siècle av. J.-C., un ensemble composé d’une cuirasse anatomique en deux parties et d’un ceinturon de type italique montrait ses muscles à 11 700 €. Plus près de nous et pour évoquer la catégorie des armes, une carabine-revolver Le Mat à deux canons, de la seconde moitié du XIXe siècle, faisait feu à 9 750 €. Quant à l’Empereur des Français, on le retrouvait tout de même en début de séance et en habit de sacre, sur une toile attribuée à Alexandre Benoit Jean Dufay, dit Casanova (1770-1844). Campé en pied et de trois quarts face, Napoléon en majesté recevait 18 200 €.

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