Un ensemble magistral d’Eugène Printz couronné

Le 07 octobre 2020, par Philippe Dufour

Eugène Printz a réalisé un mobilier complet, commandé par une cliente avant-gardiste pour son appartement parisien. Conservés intacts dans une demeure provençale, ces somptueux éléments ont déclenché une pluie de scores impressionnants.

Eugène Printz (1879-1948) et Jean Dunand (1877-1942), bureau plat en bois laqué rouge chamois, vers 1931, 73,5 196 67,5 cm.
Adjugé : 440 200 
Au total, ce sont 2,46 M€, soit plus du double de l’estimation basse fixée à 1 M€, qui ont été recueillis par cet ensemble unique (voir Événement, Gazette n° 32, page 12 Eugène Printz, toujours unique). Jamais divisé depuis sa création vers 1935 – car servant de mobilier d’usage à la famille de Madame V. jusqu’à aujourd’hui – il constituait une véritable period room à la gloire d’Eugène Printz. «Cet effet de collection intégrale a fortement impacté le jeu des enchères», analyse la commissaire-priseur Christelle Gouirand. Aussi, collectionneurs privés et professionnels (essentiellement des États-Unis et d’Europe) ont nourri des résultats qui se rangent tous dans la fourchette haute de ceux obtenus par les créations de Printz (source : Artnet). En tête, l’exceptionnelle enfilade à corps quadrangulaire (96 276 40 cm, détail reproduit en page de droite) en palmier et à deux portes accordéon, réalisée en collaboration avec Jean Dunand pour les plaques de dinanderies : elle était adjugée 620 000 € à partir d’une estimation haute de 400 000 €. Venait ensuite, avec 440 200 €, le bureau plat en bois laqué rouge chamois (73,5 196 67,5 cm), encore un travail de Dunand – ci-dessous et en couverture du n° 31. Côté salle à manger, la suite de douze chaises en placage de bois de palmier et recouvertes de tissu façon léopard raflait 279 000 €, alors que la table qui l’accompagnait, aussi en placage de palmier, inscrivait 235 600 €. Quant à l’incroyable secrétaire en bois laqué noir (100,5 167 40 cm) habillé de plaques à décor de palmipèdes et de volatiles toujours dues à Dunand – une pièce sans doute unique –, il devait attirer 229 400 €. Parmi les objets et autres accessoires décoratifs, on relèvera particulièrement la somme obtenue par la couronne lumineuse en métal oxydée (h. 75,5, diam. 73 cm), enlevée contre 70 680 €.

 
Eugène Printz (1879-1948) et Jean Dunand (1877-1942), enfilade en palmier à deux portes ornées de plaque de dinanderie à décor géométrique
Eugène Printz (1879-1948) et Jean Dunand (1877-1942), enfilade en palmier à deux portes ornées de plaque de dinanderie à décor géométrique oxydé à l’acide et filet d’argent coulé, piétement avant ornementé de joncs de laiton sur petites sphères de bronze doré et piétement arrière plein, estampillé en façade basse droite, 96 276 40 cm (détail).
Adjugé : 620 000 

 
Eugène Printz (1889-1948) et Jean Dunand  (1877-1942), secrétaire à double abattant à corps en bois laqué noir ornementé de huit plaques d
Eugène Printz (1889-1948) et Jean Dunand  (1877-1942), secrétaire à double abattant à corps en bois laqué noir ornementé de huit plaques de dinanderie à décor de canards et volatiles ouvrant sur un intérieur en placage de sycomore, revers de chaque abattant et de chaque porte plaqués d’une feuille de dinanderie à motif animalier, piétement en bronze doré oxydé à l’éponge, estampillé en façade basse droite,
100,5 
167 40 cm.
Adjugé : 229 400 
samedi 03 octobre 2020 - 15:00 - Live
26, rue Jean-Lebas 13200 Arles
Arles Enchères
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