Sous les frondaisons de l’art moderne

Le 15 avril 2021, par Anne Doridou-Heim

Cette deuxième partie de la collection Barrie-Chevalier voyait à nouveau défiler un nombre surprenant d'artistes ayant annoncé l’art moderne. 

Jules Dupré (1811-1889), Grands chênes au bord de l’étang, 1841, dessin au fusain et à l’estompe, 23 28,5 cm.
Adjugé : 3 445 

Dix mois après le premier volet, présenté le 12 juin dernier (voir l'article Vue sur la Laïta de la Gazette n° 22 du 5 juin 2020, page 44), ce sont 215 numéros explorant la vitalité de l’art moderne et les goûts d’un couple de passionnés qui se retrouvaient sous le marteau, avec la même volonté de les voir continuer à vivre au sein de nouvelles collections. Les Barrie-Chevalier ont réuni un ensemble homogène qui n’a eu de cesse d’évoluer, mais dont la trame est bien leur affection commune pour les peintres de paysage de Barbizon et ceux liés au Val-d’Oise. Alors, nulle enchère faramineuse n’est ici à relever, plutôt une unité de résultats entre quelques centaines et milliers d’euros, dont on peut retenir pour commencer les 3 445 € de ce dessin au fusain de Jules Dupré (1811-1889). Une feuille parcourue d'une texture délicate, tout à fait emblématique de ce maître de Barbizon et bardée d’étiquettes d’expositions. Dans le même esprit, Le Chemin sous les arbres (47 33 cm) de Léon Lhermitte (1844-1925), dessiné vers 1865, serpentait à 2 169 €. Pierre Prins (1838-1913), l’ami de Manet, délivrait ensuite deux belles études atmosphériques au pastel dont Le Nuage (35 43 cm) de 1882 aux effets roses, attrapé à 4 083 €, et La Laïta au Pouldu (25,5 64 cm) de 1900, dont le cours emportait 2 807 €. Les effets de ciel et d’air commandaient aussi au pinceau de Jean-Francis Auburtin (1866-1930). L’artiste avait cette fois posé son chevalet sur les falaises de la Côte normande (50 101 cm), ce dont un amateur se réjouissait à 15 312 €.

vendredi 02 avril 2021 - 14:00 - Live
Mirabaud - Mercier
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