À Perpignan, un musée de l’aviation aux enchères

Le 06 juin 2019, par Philippe Dufour

La vacation du Mas Palégry a vu s’envoler avions, hélicoptères ainsi que leurs maquettes…Rendez-vous à ne pas manquer pour les amateurs de «vieilles ailes».

Vickers Viscount 708, maquette d’agence Air France, écorché en bois peint, immatriculé «F-BGNK», monté sur socle bois, ailes rognées pour présentation en vitrine, l. 150 cm.
Adjugé : 16 875 €

Il faut rappeler en préambule qu’il s’agissait de la dispersion des collections d’un musée privé, constitué par l’ancien pilote de chasse Charles Noetinger, disparu en juillet 1995 (voir l'article Musée de l’Aviation du Mas Palégry de la Gazette n° 21, page 148). Entre autres pépites collectées par ce passionné, la maquette d’un Mirage F1 à l’échelle 1, en bois et métal, des environs de 1970 ; l’artefact a été réalisé par Dassault pour remplacer l’unique avion prototype dont l’exposition était prévue au Salon aéronautique au Japon, puis au Salon du Bourget, en 1967. Complet de son nez, de ses ailes, et de ses trains d’atterrissage, mais sans instruments de bord, il a été racheté par… la société Dassault, pour 37 500 €. À 18 750 €, on avait tout loisir de prendre les commandes d’un Republic RF- 84 F : il s’agit d’un avion appelé aussi RF-84F Thundercash. Il entre en production en 1955 après la correction de ses défauts, pour remplacer les RF 80, et sera fabriqué à 715 exemplaires jusqu’en mars 1958, dont la moitié fut livrée aux pays de l’Otan. D’une envergure de 10,20 mètres, pour une longueur de 14,50 mètres, l’engin avait été acquis dans les années 1970 en Italie. Le suivait, pour 16 875 €, une maquette d’agence Air France du Vickers Viscount 708, en écorché de bois peint. Immatriculée «F-BGNK», et réalisée par Model Avia, elle présente un intérieur équipé et éclairant, chaque hélice étant entraînée par un moteur électrique. Pour voler sans bouger du sol, on pouvait aussi emporter ce cockpit original de Mystère IV A, l’avion de chasse français, coupé transversalement à l’arrière de la verrière. Ses différentes fonctions étaient alimentées par une prise à brancher sur le secteur. Provenant de la base aéronautique de Cazaux, et marqué «8-MD», il culminait à 9 576 €. Terminons avec un hélicoptère Alouette II SE 3130, le premier à être motorisé par une turbine à gaz, produit en 1 300 exemplaires entre 1956 et 1975. Pour celui-ci, de 1956, numéro 1045, ex. 67-ME, destiné à l’armée de l’Air – mais sans rotor –, il fallait prévoir 5 125 €.

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