La carpe de Lalanne et le miroir de Vautrin

Le 29 avril 2021, par Philippe Dufour

Pour la vente inaugurale organisée par ce nouvel opérateur grassois, rien de moins qu’une fameuse sculpture de Lalanne, entourée d’autres pépites signées Vautrin ou Van Cleef & Arpels.

François-Xavier Lalanne (1927-2008), Carpe d’or, 1987, édition Artcurial, résine dorée à la feuille, numérotée «130/250», h. 30 cm, l. 57 cm.
Adjugé : 50 840 

C’est en 1987 que François-Xavier Lalanne a créé sa Carpe d’or pour son éditeur Artcurial, réalisée en résine dorée à la feuille. Utilisé tantôt en guise de meuble – et ce dès 1972 avec la table La Grande Carpe –, tantôt comme sculpture – intérieure ou extérieure –, le poisson d’eau douce est devenu emblématique du travail très spirituel du sculpteur (voir l'article Poisson prospère de la Gazette n° 15, page 114). Numéroté «130/250», notre exemplaire se frayait sans peine un chemin à la première place, soit 50 840 €. À quelques encablures, suivait un objet tout aussi convoité : une incontournable création de Line Vautrin, son miroir sorcière. Ce petit modèle des environs de 1955 (diam. 28 cm), comme il se doit en talosel et inclusions de verre teinté, a su refléter 34 720 €. Du côté des cimaises, place aux compositions complexes de Paul Aïzpiri, livrant ici une Nature morte fixée sur toile (150 150 cm) ; une partition tout en bleus et orangés qui a attiré 21 700 €. Les hautes joaillerie et orfèvrerie n’étaient pas en reste, avec, pour commencer, un séduisant collier de la maison Van Cleef & Arpels à Paris, un travail des années 1960-1970 ; l’accessoire en or jaune, agrémenté de boules de turquoise, changeait de mains contre 6 820 €. Le Russe Fabergé était aussi présent, grâce à une carafe en cristal et argent, disputée jusqu’à 5 084 €.

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