Heures exotiques et maîtres de la couleur

Le 23 mai 2019, par Philippe Dufour

Une vacation classique comme on les aime, mêlant horlogerie et ébénisterie du XVIIIe siècle, à de belles toiles et céramiques modernes.

Pendule «à l’éléphant» en bronze patiné et doré, le cadran à chiffres romains et arabes, époque Louis XV, signée «J .B. Baillon», 45 32 19 cm. Adjugé : 43 750 

L’ensemble, des plus variés, était cornaqué par une étonnante pendule à l’éléphant de l’époque Louis XV (voir Gazette n° 19, page 131) ; elle prenait les devants, emportant 43 750 €. Sur un socle de rocailles et de feuilles en bronze doré prend place un pachyderme à la patine sombre, levant la trompe. Au-dessus, un mouvement tout aussi doré et surmonté d’un singe brandissant un parasol  porte la signature de J. B. Baillon, qui fut reçu maître horloger en 1727. À ses côtés, une petite table liseuse marquetée et estampillée «JF Oeben» ; pour ce travail d’époque Louis XV réalisé vers 1760, on offrait 16 250 €. Sur les cimaises se faisait remarquer un Portrait de jeune homme aux rubans bleus, une huile sur toile de l’école flamande des environs de 1660, par un suiveur de Jacob Van Oost, décrochée pour 3 500 €. Contemporaine, mais plus intemporelle, une icône de Philippe Néri, à la tempera et or sur bois, relevait de l’école créto-vénitienne du début du XVIIe siècle (2 125 €). Gagnons ensuite le XXe siècle, illustré par une œuvre délicate de Moïse Kisling, représentant un Portrait de jeune fille rousse, exécuté aux crayons sur papier. Il était à vous pour 7 000 €. Mais la palme, pour ce chapitre, revenait à une gouache sur papier de Robert Combas, titrée Personnages et datée «87». Portant une étiquette de la galerie Laurent Strouk au revers, elle enregistrait 12 500 €. L’œuvre dialoguait avec deux assiettes de Pablo Picasso, édition Madoura de Vallauris, en céramique vernissée, et appartenant au service Visage noir, d’un tirage à 100 exemplaires (n° 43 et n° 44 du catalogue Ramié), parties pour 4 375 
chacune.

Panorama (après-vente)

Une liseuse d’Oeben

Le 23 mai 2019, par Philippe Dufour

Une charmante table liseuse du XVIIIe siècle (69 68 37cm) se faisait désirer à Saint-Raphaël le samedi 18 mai chez Var Enchères - Arnaud Yvos OVV (M. Lachaud). Elle porte l’estampille de Jean-François Oeben (1721-1763) et la marque de Jurande. Pour ce travail des environs de 1760, il fallait avoir prévu 16 250 €. Le plateau est marqueté de fleurs en bois de violette et bois teinté, le plateau coulissant découvrant une écritoire mobile et deux cavités latérales munies d’abattants. Rappelons qu’Oeben a été nommé ébéniste menuisier du Roi, aux Gobelins, en 1754.

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