Despiau, l’éloge de la beauté

Le 27 février 2020, par Sophie Reyssat

La pureté de portraits féminins sculptés par Charles Despiau ne laisse pas de séduire.

Charles Despiau (1874-1946), Buste d’Odette Dupeyron, dit Tête de Landaise, 1934, épreuve en bronze à patine dorée, signée «C. Despiau», cachet du fondeur «C. Valsuani cire perdue», 40 30 30 cm, socle de marbre noir : 15 21 15 cm.
Adjugé : 26 250 

La dispersion du fonds de Charles Despiau se répartissait entre une quarantaine de sculptures et près de 250 dessins, qui trouvaient preneurs dans le respect de leurs estimations, pour 80 et 60 % d’entre eux. Bien que l’effigie en pied du Nu assis, également dit Printemps, figure parmi les exceptions, ses têtes féminines en bronze étaient les plus remarquées, à l’image du Buste d’Odette Dupeyron (reproduit). Il s’agit d’un tirage non justifié demandé par l’artiste directement auprès de Claude Valsuani. À 30 000 €, le visage de Paulette était cependant le plus apprécié (voir l'article Despiau et la figure humaine de la Gazette n° 7, page 80). Ce n’est que justice, le plâtre du visage de la fillette ayant déjà été salué par Auguste Rodin, lors de sa présentation au Salon de la Société nationale des beaux-arts, en 1907. Une pureté similaire se dégage du visage de la Petite fille des Landes, une voisine de Mont-de-Marsan, dont l’épreuve en bronze à patine noire était négociée à 22 500 €. Autre fillette à l’honneur, Mademoiselle Lucienne Mouveau, dite Cra-Cra, l’enfant du décorateur de théâtre Georges Mouveau, dont le souvenir était célébré à hauteur de 15 000 €. Les masques de terre crue arboraient également une beauté sereine qui contribuait à leur succès, comme l’illustrent les 3 312 € requis pour celui de Line Aman-Jean, initialement attendu autour de 700 €.

samedi 22 février 2020 - 14:30 - Live
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Versailles Enchères
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