Les marines miroitantes de Marcel-Clément

Le 04 novembre 2020, par Philippe Dufour

Évasion garantie avec des œuvres évoquant le grand large ou le soleil méditerranéen, signées par un spécialiste des paysages maritimes, mais également par Mailand, de séjour en Italie.

Amédée Julien Marcel-Clément (1873-?), Petites vagues près de Granville, huile sur panneau, signée en bas à gauche, titrée au verso, 43 79,5 cm.
Adjugé : 11 250 

Bien qu’étant un authentique Parisien, Amédée Julien Marcel-Clément n’a cessé de peindre le littoral français à travers des marines hypnotisantes. La Bretagne, où il possédait une maison de vacances à Dinard, l’a particulièrement retenu ; sur cette toile, prise comme un instantané, il fixe subtilement de Petites Vagues près de Granville (43 79,5 cm). On y retrouve toute sa virtuosité à rendre les effets d’une lumière miroitant à l’infini sur la surface de l’eau. Cette technique brillante lui a assuré le succès lors des nombreux salons auxquels il a participé au début du XXe siècle (ceux des Indépendants et de la Société nationale des Beaux-Arts, en particulier). Et la poésie n’est jamais absente de ces vues toujours très appréciées, comme en témoigne l’adjudication à 11 250 € de ce tableau… Direction le grand Sud ensuite avec Nicolas Henri Gustave Mailand ; cet artiste français de l’époque romantique a séjourné longuement dans la péninsule italique, et en a laissé tant des paysages réalistes que des scènes pittoresques avec personnages en costumes locaux. En témoignait sa Vue présumée des environs de Rome (33,5 53 cm), une toile marouflée qui devait s’échanger contre 7 000 €. Peintre voyageur, il a également brossé une Halte à l’ombre des palmiers au bord du Nil (103 131 cm), un tableau signé et daté 1856, parti à 5 125 €.

La Gazette Drouot vous offre 4articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne