La poésie de Van Cleef & Arpels

Le 01 juillet 2021, par Sophie Reyssat

Le joaillier prenait la tête d’une dispersion de bijoux, grâce à ses cigognes et à ses cheveux d’ange.

Van Cleef & Arpels, collier «Cheveux d’ange», diamants, or, signé et numéroté, vers 1950, poinçon de maître Georges Lenfant, l. 42 cm environ, poids 169,1 g. 
Adjugé : 78 000 

Lorsque la beauté d’un bijou est assortie d’une belle histoire, le succès ne peut qu’être au rendez-vous. C’était le cas pour la paire de broches «Cigogne» façonnées par la maison Van Cleef & Arpels
à l’époque art déco, estimées au plus haut à 15 
000 € et propulsées à 110 500 €. Fendant l’air de leurs bec sertis de rubis, comme leurs pattes dessinant un sillage, leurs corps fuselés – en platine sertie de diamants –, empruntent leurs silhouettes aérodynamiques à l’insigne d’une escadrille de l’armée de l’air, la SPA 26. L’oiseau annonciateur de printemps fut choisi en 1916 pour la représenter, et la marraine de cette unité de combat décida de porter la cigogne en bijou pour lui rendre hommage après-guerre (voir Gazette n° 24, page 144). Tout aussi aérien, un collier, façonné par la même maison joaillière, une trentaine d’années plus tard, doublait son estimation pour atteindre 78 000 € (voir photo). Revenons aux années 1920 avec Cartier, dont une broche «Pagode», portant le poinçon de maître d’Henri Droguet, obtenait 59 800 €. Elle tient son nom d’une plaque de jadéite gravée d’oiseaux perchés sur une branche, retenue par une ligne de diamants stylisant un toit. Pesant 7,15 ct, de couleur H et de pureté VVS1, et sans aucune fluorescence, un diamant monté en bague obtenait 105 300 €. Rectangulaire et à pans coupés, il est épaulé de deux diamants en forme de triangle.

jeudi 24 juin 2021 - 14:30 - Live
Aguttes
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