Dans les ports de Vendée avec Jean Dufy

Le 04 avril 2019, par Philippe Dufour

Est-ce sa ville de naissance, Le Havre, qui a incité Jean Dufy à poser son chevalet sur bien des quais et rivages ?

Jean Dufy (1888-1964), Port de l’île d’Yeu, huile sur toile, 46 55 cm.
Adjugé : 55 800 

Est-ce sa ville de naissance, Le Havre, qui a incité Jean Dufy à poser son chevalet sur bien des quais et rivages ? Dans tous les cas, l’île d’Yeu et ses paysages font partie de la longue liste des lieux maritimes qui ont su retenir le regard du peintre. Dans la toile présentée ici, il transfigure les formes et les couleurs du port vendéen ; les murailles sont rouges, jaunes ou bleues, les bateaux d’un bleu outremer ou d’un brun rougeâtre, héritage des fauves  ses amis. Une œuvre vibrante, qui sera intégrée dans le troisième volume du catalogue raisonné, actuellement en préparation à la galerie Bailly, et qui doublait largement son estimation maximale, avec 55 800 €. Il s’agissait d’ailleurs d’une préemption par le Conseil départemental de Vendée. Changement de style avec une toile charmante qui avait décoré le restaurant réputé Dufour de Rouen, véritable institution située rue Saint-Nicolas et aujourd’hui disparue. Signée par Marcel Couchaux, elle dépeignait un couple de volatiles, Dindon et dinde ; pour les savourer, il vous fallait prévoir 9 578 €. Rouen toujours, avec une vue du pont Corneille enlevée pour 4 836 €, et brossée avec la vigueur qui caractérise le travail de Pierre Dumont. Quittons ensuite la capitale normande, avec un certain Léon Zeytline, Russe et Parisien d’adoption, qui s’adonnait à ses thèmes favoris, en fixant un Omnibus boulevard des Italiens, tableau acheté 8 184 €. Au rayon des arts décoratifs, un score était à noter : celui de 6 820 €, affiché par un remarquable vase cornet sur piédouche en verre multicouche, à décor dégagé à l’acide de pavots repris en fine ciselure à la meule, sur fond marmoréen ; il portait sur le pied la signature gravée «Daum - Nancy France».

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