Les trésors de la galerie d’Apollon en tableaux

Le 28 mars 2019, par Philippe Dufour
Blaise Alexandre Desgoffe (1830-1901), Nature morte aux objets d’art du musée du Louvre : chope en ivoire, coupe montée en agate, coupe montée en cristal de roche et iris sur une base en marbre drapée, 1865, huile sur panneau à gauche, 55 62 cm.
Adjugé : 19 840 

Des années 1860 à sa disparition en 1901, on pouvait croiser le peintre Blaise Alexandre Desgoffe devant les vitrines du musée du Louvre, et en particulier celles de la galerie d’Apollon. Il y dessinait avec une infinie minutie les pièces présentées, c’est-à-dire des objets d’art, de provenance royale pour la plupart, car rescapées des collections de Louis XIV. Il devient célèbre pour ces compositions opulentes, à l’image d’une époustouflante Nature morte aux objets d’art du musée du Louvre : chope en ivoire, coupe montée en agate, coupe montée en cristal de roche et iris sur une base en marbre drapée, brossée en 1865 (voir Gazette n° 10, page 158). Adjugée 19 840 €, elle illustre à merveille la virtuosité de l’artiste, sans égal pour reproduire les jeux de la lumière et ses reflets sur des matières précieuses, auxquelles il mêle la fragilité éphémère de simples fleurs. Ces dernières dominaient nettement, dans le décor imaginé par Émile Gallé, pour une vitrine haute en noyer mouluré et sculpté, en partie ajourée de vitres sur les côtés et la porte. Sur son fond et ses trois panneaux bas en bois de placage étaient marquetée des motifs de cerisiers en fleurs. Portant la caractéristique signature japonisante, qui la situait dans la première décennie du XXe siècle, elle changeait de demeure pour 10 846 €. Cependant le meilleur résultat de la vacation revenait à une gemme hors du commun : 60 760 € étaient offerts pour une bague en platine sertie d’un brillant solitaire pesant 7,45 ct., de couleur K, de pureté VS2, et d’un poids brut de 6,3 g. 

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