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hiératique Vierge auvergnate

Le 09 décembre 2021, par Anne Doridou-Heim

Avec sagesse et intériorité, cette pièce maîtresse montait sur le trône d’une vente mêlant Haute Époque, tableaux anciens et mobilier classique de qualité.

hiératique Vierge auvergnate
Auvergne, fin du XIIe siècle. Vierge à l’Enfant dite Sedes sapientiæ en noyer sculpté en ronde bosse avec restes de polychromie, h. 75 cm.
Adjugé : 140 800 

Le canon de la Vierge romane est déjà bien établi au Xe siècle – s’il relève du modèle théologique posé au concile d’Éphèse en 431, il aura une longue postérité. Il n’est alors pas question de tendresse maternelle. La mère de Jésus, assise sur un trône, présente son fils en le tendant au monde, déjà consciente de son sacrifice à venir pour nous sauver de la compromission avec le mal. On comprend l’hiératisme et l’expression grave, peut-on dire solennelle, de la mère se faisant la médiatrice entre l’homme et Dieu : elle ne regarde pas l’Enfant mais l’au-delà. Un modèle de ce type, sculpté dans le noyer en Auvergne à la fin du XIIe siècle, touchait par sa religiosité et partait à 140 800 €. Une commode à double ressaut (89,5 115 52,5 cm) en bois de placage marqueté de vases fleuris dans des filets d’encadrement à grecques, attribuée à Godefroy Dester (reçu maître en 1774) et située à la transition des époques Louis XV et Louis XVI, retenait 28 160 €. Bien que non signée, elle est donnée à cet ébéniste car il s’agit d’un modèle connu dans son répertoire. Le peintre suisse Léopold Louis Robert (1774-1830) découvre l’Italie à la faveur du soutien financier d’un banquier, François-Louis Roulet de Mézerac. Il se promène dans les environs de Rome, notamment dans les thermes de Dioclétien, prison des voleurs de la Terracine et de leurs familles. Il en rapporte des scènes de genre d’esprit romantique à l’image d’une huile sur toile, Brigand et marchande de pain dans la campagne romaine (37 47 cm), qui, en obtenant 25 600 €, décrochait un quatrième prix pour l’artiste (source : Artnet). Enfin, l’œuvre de l’école flamande du XVIIe siècle représentant Les Noces de Cana (47 73 cm), reproduite en couverture de la Gazette n° 35, recevait 19 200 € et offrait une nouvelle pièce au corpus déjà fourni des peintures exécutées dans l’atelier de Frans Francken II (1581-1642).

Bijoux, tableaux modernes, art d'Asie, tableaux anciens
mercredi 01 décembre 2021 - 13:30 (CET) - Live
Baron Ribeyre & Associés
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