De la Tristesse et des Marguerites pour Gallé

Le 07 novembre 2019, par Philippe Dufour

L’art des alentours de 1900 était également fêté à La Baule, avec les noms de créateurs aussi emblématiques qu’Alfons Mucha et Émile Gallé.

Émile Gallé (1846-1904), vase dit de Tristesse, à piédouche, en verre double couche brun-noir, décor gravé à la roue, inscription et signature sous la base, h. 9,3 cm, diam. 5,5 cm.
Adjugé : 50 348 

Deux verreries du Nancéien illustraient sa passion pour la flore et la faune, et tout particulièrement l’univers des insectes ; de petites bêtes, parfois chagrines, tout indiquées pour symboliser la «Tristesse», du nom de ce vase, récoltant, malgré son thème mélancolique, 50 348 €. La pièce de 9,3 cm de hauteur et d’un diamètre de 5,5 cm, sur piédouche, présente un décor de lépidoptère et de coléoptère longicorne gravé à la roue, dans l’épaisseur de son verre double couche (voir l'article Le vague à l’âme version Émile Gallé de la Gazette n° 36, page 115). Sous sa base noire martelée, deux vers de Shakespeare, tirés du Songe d’une nuit d’été, accompagnent un papillon de nuit. Précisons que, dévoilé lors de l’Exposition universelle de 1889, ce vase a été produit à de très rares exemplaires, trois autres étant connus (Hokkaido Museum de Sapporo, Suntory Museum of Art de Tokyo et Metropolitan Museum of Art de New York). Plus abordable avec ses 7 368 €, un second vase de Gallé, de forme gourde, affichait un décor poétique faisant appel à d’autres créatures du même genre, puisque ses marguerites supportaient des toiles d’araignées… Alfons Mucha se voulait plus sensuel avec sa lithographie La Blonde, enlevée pour 3 806 €. Mais n’oublions pas, au rayon joaillerie, le score notable de 42 980 € inscrit sur un solitaire avec un diamant de 3,23 ct, de couleur F et de transparence VS2.

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