L’argenterie du XVIIIe siècle à l’honneur

Le 07 octobre 2020, par Philippe Dufour

La vacation faisait la part belle aux créations des spécialistes français au siècle des Lumières, sans doute l’un des plus prolifiques en beaux objets d’argent.

Paire de flambeaux en argent, Étienne Castelbon maître orfèvre, Pau vers 1725-1730, h. 22.5 cm, 1 170 g.
Adjugé : 21 948 

Du début du règne du Bien-Aimé date cette paire de flambeaux au décor très raffiné (vers 1725-1730, h. 22,5 cm, 1 170 g). Reposant sur une base octogonale présentant un tore agrémenté de feuillages et d’un motif festonné sur fond amati, l’ombilic s’orne des roseaux et grappes ; le fût porte un décor en chute de lampes à huile, et surtout est rehaussé par quatre personnages en médaillon. Étienne Castelbon, maître orfèvre de Pau, est l’auteur de ce beau duo, saisi pour 21 948 €. C’est d’Angers – vers 1740 – que vient le lot suivant : un saupoudroir en argent de forme balustre (h. 24,5 cm, 404 g). Il repose sur un piédouche à oves et feuillages stylisés ; à mi-corps se déploie une frise de lambrequins au repoussé sur fond amati, tandis que se déchiffre une armoirie agrémentée de trois frises de feuillages. Il porte la marque du maître Pierre Nau, reçu en 1726, et a mérité 17 484 €. Une deuxième paire de flambeaux à base polylobée, décorée de motifs de feuillages, de coquilles, et avec un fût côtelé a vu le jour à Paris en 1755, dans l’atelier du maître orfèvre Joseph Charvet (reçu en 1751). Pour ces pièces de 27 cm de haut, pesant 1 470 g, il fallait prévoir 10 788 €. Enfin, une production d’outre-Rhin attirait 17 360 € : le fusil de chasse à silex du duc de Brunswick-Wolfenbüttel, Charles Ier (1713-1780), signé par l’arquebusier Johann Sebastian Hauschka en 1737 (voir l'article Johan Sebastian Hauschka, arquebusier des rois de la Gazette n° 33, page 121).

Panorama (après-vente)

Les cattleyas de Gallé

Le 07 octobre 2020, par Philippe Dufour

Ce vase d'Émile Gallé évoque pierres et matières précieuses, telles que l’améthyste, le quartz blanc et l’ambre.

La fleur chère à Marcel Proust s’épanouit sur ce vase à col soliflore et panse bulbeuse aplatie ; il porte la signature manuscrite, gravée au stylet, d’un autre esthète de l’époque 1900 : Émile Gallé (1846-1904). La pièce (h. 39,5 cm) a été réalisée en verre multicouche translucide à fines bulles, évoquant pierres et matières précieuses, telles que l’améthyste, le quartz blanc et l’ambre. Son décor montant est formé d’orchidées cattleyas, ciselées en intaille. Avec un score de 19 220 €, c’était l’une des vedettes de la vacation tenue à Brest par Thierry-Lannon & Associés OVV, le mardi 29 septembre.

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