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Charles Atamian, le peintre des moments heureux

Publié le , par Philippe Dufour

Né à Constantinople de parents arméniens, Charles Atamian s’installe en 1897 en France, pays qu’il ne quittera plus, peignant et réalisant des illustrations pour les éditeurs.

Charles Atamian, le peintre des moments heureux
Charles Atamian (1872-1947), Enfants à la plage, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 1928, huile sur toile signée en bas à droite, 60 73 cm.
Adjugé : 32 860 

Ces Enfants à la plage, Saint-Gilles Croix-de-Vie, animant une composition exécutée en 1928 (l’année où il obtient la nationalité française) sont caractéristiques de sa thématique de plein-air des années de l’entre-deux-guerres, prenant pour cadre le littoral vendéen. C’est en 1923 qu’il découvre la petite station balnéaire ; un véritable coup de foudre, qui se soldera par des centaines d’œuvres décrivant les plaisirs et les jeux sur la plage de Saint-Gilles. Toujours très apprécié, Atamian rencontrait une fois de plus le succès, comme en attestaient les 32 860 € offerts pour ce tableau très lumineux. Il faut préciser qu’il figure page 127 au catalogue de sa petite-fille, Maud Bianchi-Atamian, Charles Atamian, peintre, 1872-1947, rencontre en profondeur avec un homme et son œuvre (2006). Autre exilé de grand talent : Constantin Alexeïevich Korovine. Lui arrive en 1923 à Paris, fuyant sa Russie natale. Il connaît la France depuis ses premiers voyages de la fin des années 1880 ; il la représentera désormais dans ses aspects urbains et populaires. À l’image d’une Place animée à Paris, signée et située «Paris», réalisée entre les années 1920 et 1930. Un admirateur l’emportait pour 16 120 €. Les arts décoratifs s’illustraient en particulier par un pot couvert en porcelaine à décor de paysages sorti des ateliers chinois, à l’époque dite «Transition», soit la fin du XVIIe siècle, échangé contre 8 432 €.

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